Gestion hasardeuse de Coronavirus au Togo A Vogan, ça craint Prison Civile surpeuplée de Lomé infectée

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Pour la première fois depuis la survenue du premier cas de coronavirus au Togo le 06 mars dernier, les statistiques quotidiennes du Comité national de riposte a recensé un premier cas confirmé vendredi 08 mai à Aného.  « Une femme de 65 ans, Togolaise résidant à Aného qui est un voyageur », lit-on sur la liste des dix nouveaux cas du jour. Il est indiqué en même temps que « le nouveau cas enregistré à Aného est décédé portant à dix le nombre total de décès de Covid-19 au Togo ». 

De nos recoupements, il nous revient qu’il s’agit effectivement d’une vieille de 65 ans revenue du Nigeria pour l’inhumation de sa fille, couturière de son état à Vogan. Sa fille en question est l’épouse d’un inspecteur de l’enseignement du premier degré en poste à Kara. Il nous revient que la belle-mère de l’inspecteur a donc fait une crise lors des obsèques de sa fille. Elle a été conduite à un Cabinet médical du quartier. Sur place, il n’y a pas eu d’amélioration. Elle a été ensuite emmenée à Anyronkopé, environ 12 km de la ville de Vogan. Son cas s’est aggravé et elle été évacuée par la suite au CHR d’Aného. C’est de là que le corps médical à la suite des échanges avec la vieille a suspecté le Covid-19. Le prélèvement a été fait et s’est révélé plus tard positif. Dans la préfecture de Vo, l’alerte est générale. Dans la foulée, le Préfet de Vo Leguede Kokou dans la décision N°004/20/PVO du 8 mai 2020 indique que « sont fermées et suspendues de toute activité, toutes les cliniques installées dans le District Sanitaire de Vo sans aucune autorisation du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique». Derrière la décision du Préfet, on comprend tout de suite que c’est lier au décès de la dame qui a été admise dans l’une de ces cliniques sauvages à Vogan. Il se rapporte que seulement une vingtaine de personnes en contact avec la défunte, a été retrouvée et mise en quarantaine dans un hôtel à Vogan.

Et les autres ? Sûrement, ils sont dans la nature avec les conséquences. Du quartier Novissi où elle a résidé, des obsèques de sa fille au CHR-Aného en passant par le Cabinet médical de Vogan puis au Centre Médical d’Anyronkopé, on peut facilement imaginer le nombre de personnes en contact avec la vieille avant même qu’on ne découvre plus tard qu’elle était positive au virus couronné.Un inspecteur en poste à Kara, qui a perdu sa femme, on peut aussi imaginer le nombre d’enseignants dans la maison mortuaire et présent lors des obsèques. La Préfecture de Vo en général et Vogan en particulier est bien en danger. Le relâchement suicidaire qu’on constate dans la gestion de la pandémie doit cesser au plus tôt. En quelques cinq jours, on a enregistré plus d’une cinquantaine de cas confirmés avec  des décès.
Rien que dans la journée d’hier dimanche 10 mai, le Togo a connu 20 nouveaux cas dont un nouveau décès, une femme de 52 ans résidant à Lomé, portant le nombre de décès à 11 pour un total de 173 cas, 89 guéris et 74 sous traitements.

Sur les 20 cas confirmés dimanche, « 19 détenus de la même prison, tous  de nationalité togolaise, résidant à Lomé qui sont tous de contacts dont les âges sont comprises entre 24 et 53 ans ». La Prison Civile de Lomé aussi surpeuplée, il y a bien péril en la demeure. La Prison Civile de Lomé construite pour 666 places, compte actuellement 1406 détenus soit 211% de taux d’occupation. Au Togo, tout se passe comme si la pandémie est une punition pour bien révéler les dessous puants de la gestion catastrophique du pays de père en fils dans 54 ans.
Faure Gnassingbé doit sortir de sa tour d’ivoire pour annoncer d’autres mesures conséquentes pour sauver la misérable population togolaise.   

Kokou  AGBEMEBIO / Le Correcteur

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