Gilbert Bawara le «Félin» n’a toujours pas parlé de sa rencontre avec Edem Kodjo aux Togolais !

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Gilbert BAWARA

Par Lynx.info

Le dictionnaire Larousse nous donne une définition saisissante du  félin et le ministre Gilbert Bawara est bien fier de porter le nom : (Félidé ou Félin : famille des mammifères carnivores à griffes rétractiles et à molaires coupantes et peu nombreuses tels que le chat, le lion, le léopard).

Prompt à parler de ses « amis » connus ou imaginaires de l’opposition, le ministre Gilbert Bawara est allé au bout de sa logique au point de dédier un vibrant hommage dans un texte plein d’anecdotes à Me Yaovi Agboyibor après le décès de celui-ci dans un hôpital français. Dans ce qu’on peut appeler un hommage à un ami, lui, Gilbert Bawara porte avec honneur et fierté le nom de « félin ». Nom que, le « Bélier Noir » lui aurait donné. Quant à Pascal Bodjona qui a hérité le nom de « Lion » par le « Belier de Kouvé, Faure l’a depuis rasé la crinière. Ministre de la cooperation et du Nepad, donc vrai ministre des Affaires étrangères, Ayeva Zarifou dans le rôle de figurant sous l’ex premier ministre Edem Kodjo après que, la dictature ait eu l’intelligence de l’appeler à sa rescousse après leur carnage sur les populations togolaises en 2005, il est bien curieux que, Gilbert Bawara n’est pas pris sur lui de dire, ne serait-ce qu’un mot sur le natif de Kpalimé qu’il a vu s’effondre et se tordre de douleurs lors d’une visite pour le compte de son patron. La dernière. En effet, il fut le dernier homme politique à l’avoir vu. Histoire de la mort d’un grand Serviteur de l’État connu mondialement qu’un pouvoir moribond veut reléguer au second plan.

La Tête  à tête Faure Gnassingbé et Edem Kodjo

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Après avoir écrit le « Livre Vert » du RPT, ancêtre du parti UNIR qui consacre le monopartisme, donc la dictature, l’intellectuel, écrivain et homme politique se décide d’aller voir Faure Gnassingbé quelques mois avant les élections du 22 févier 2020. Il est question du quatrième mandat de trop. Edem Kodjo égrène les répercussions que, ces mandats de trop auront sur les Togolais dans le long terme. Il étale les risques du recul de la démocratie… Pour couper l’herbe sous les pieds de son ex premier ministre, Faure Gnassingbé parle de ce qu’il fera d’Edem Kodjo une fois réélu. Ayité Gachin Mivedor, Vouley Frititi et autres ont eu ces avantages de l’Etat dans leur troisième âge.  Edem Kodjo, lui ne parle pas des privilèges mais des mandats de trop. Horripilé par les redites de son hôte, Faure Gnassingbé décide de l’envoyer son petit « globe-trotter ». L’homme de toutes les missions. Des plus ubuesques aux plus surréalistes. Il sait comment s’acheter les faveurs de Louis Michel, de Charles Michel, mieux, il a les corrompus de (UE) dans ses petites poches. Quant à l’Elysée, ses barbouzes et les pieds nickelés qui officient qui, comme diplomates qui, comme communicants jusqu’à remonter aux journalistes de RFI, Gilbert Bawara les a dans sa gibecière. Il a capacité de faire gicler l’argent au ciel là, où, l’éthique et la morale menacent de s’inviter. C’est dans ce méli-mélo, qu’il doit rencontrer Edem Kodjo dans le but de le convaincre d’accepter les privilèges que Faure Gnassingbé lui propose si en retour, lui aussi regarde ailleurs quand ils mettront leurs machine à voler et leur brutalité inouïe sur les opposants et les populations togolaises au soir de la journée fatidique des élections de 2020.

Le face à face Gibert Bawara au domicile d’Edem Kodjo

C’est en tenue décontractée que Gilbert Bawara arrive chez l’ex premier ministre Edem Kodjo. Il parle, veut convaincre et finalement ne convainc pas. Le niet très poli d’Edem Kodjo met fin à sa visite. En raccompagnant son hôte, l’ancien premier ministre est « bizarrement » pris d’un malaise juste au portail de sa maison. Il demande une chaise pour s’asseoir. Le reste de l’histoire est connue. Edem Kodjo devrait continuer les soins à l’hôpital américain de Neuilly à Paris. La nouvelle tombe sur la table de Faure Gnassingbé. L’homme ne semble aucunement être choqué mieux, ils mettront leur cynisme pour la suite.

Ombres et misère d’un Grand serviteur de l’Etat à Paris

Le confrère Max Carmel d’Afrika Stratégies résume l’odyssée d’Edem Kodjo sur son lit d’hôpital et de sa femme dans la capitale française : « Le premier Edem Kodjo a eu, à un moment donné du mal à couvrir ses frais de soins car, comateux, il était devenu difficile pour son épouse d’accéder à ses éventuelles réserves. Cette dernière, dont le titre de séjour français est arrivé à expiration en début de cette année n’a pas pu compter sur l’ambassade du Togo à Paris pour le renouveler. Pour s’être opposé à un 4e mandat de Faure Gnassingbé, Edem Kodjo en a fait les frais, de l’isolement, du mépris mais aussi des coups bas et de la tenace rancune du président togolais. Jusque dans la mort. Car Gnassingbé a pris plusieurs semaines pour présenter ses condoléances et les médias d’Etat ont occulté, volontairement, le passage à trépas d’un homme qui aurait servi son pays pendant de si nombreuses décennie ». Un tel cynisme pour quelqu’un qui est venu avec son « aura » aidé à ce que, la communauté internationale ferme les yeux là, où, elle devrait déposer Faure Gnassingbé et ses apparatchiks à la Cour Pénale Internationale au lendemain de leur carnage en 2005 montre bien où, ils peuvent aller dans le dédain de ceux qui leur dise la vérité.

Comme si, Edem Kodjo n’avait pas tant souffert, un petit cérémonial pour donner un semblant d’hommage de l’Etat lui a été réservé. La présence de Gerry Rawlings, ancien président du Ghana ne leur a pas titillé les méninges pour se dire qu’ils en font un peu trop ! Même le ministre Arouna Batienne Kpabré-Syll a eu des honneurs à hauteur de son petit rang de ministre. Que dire de la présence du prince à Kara et de l’hommage réservé à Pitang Tchalla  après sa mort? Les mêmes qui n’étaient pas prêts à élever Edem Kodjo aux honneurs dus à son rang et à venir lui rendre un dernier hommage sont les mêmes qui ont sauté dans le premier avion pour aller dire leur adieu à Gon Koulibaly. Faut-il rappeler aux Togolais que, Reckya Madougou (conseillère de la présidence) qui se vante de combler les nuits de Faure Gnassingbé par de magnifiques scènes dont elle a le secret avait d’abord comblés les nuits du défunt  premier ministre ivoirien Gon Koulibaly dans le rôle d’amante ?

La saga Faure Gnassingbé et Gilbert Bawara écrira certainement encore des pages du Togo…mais dans le sang, le noir et la douleur !

Camus Ali

Lynx.info

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