Gilchrist Olympio s’oppose au nouveau dialogue pendant que Faure Gnassingbé prépare les législatives pour le mois de juillet


 
On commence à en savoir un peu plus sur le conclave qui a eu lieu jeudi dernier à Yamoussoukro entre les présidents Alassane Dramane Ouattara, Faure Gnassingbé et Blaise Compaoré. Il s’était agi pour les trois présidents, de réfléchir sur la situation préoccupante du Togo et d’esquisser les pistes de sortie. Seulement voilà, Gilchrist Olympio était aussi de la partie, même si il n’a pas été des discussions à huis clos entre les trois chefs d’Etat.
 
Selon des sources bien informées, le leader de l’UFC qui a signé un accord de gouvernement avec le RPT-UNIR le 26 mai 2010, s’oppose catégoriquement à toute initiative de dialogue avec le reste de la classe politique débouchant sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles avant l’organisation des prochaines législatives. La crainte du leader de l’UFC serait non seulement liée à une marginalisation de son parti à la suite d’un dialogue, mais aussi à une débâcle électorale à la suite d’un scrutin libre et transparent. Il a alors exprimé ces préoccupations à Blaise Compaoré en marge des discussions à huis clos entre les trois chefs d’Etat.
 
Cette position tranchée de l’UFC n’est pas un fait nouveau. Le parti de l’opposant « préhistorique » s’est toujours opposé depuis son entrée au gouvernement à toute initiative de dialogue incluant l’ANC de Jean-Pierre Fabre. L’UFC a boudé plusieurs fois les cadres éphémères de dialogue incluant l’ANC, le parti créé par les anciens lieutenants et compagnons de Gilchrist Olympio. Cette opposition du Maréchal au dialogue avec le reste de la classe politique fait aussi l’affaire du pouvoir en place, particulièrement de Faure Gnassingbé qui rechigne depuis plus de 7 ans à mettre en œuvre le reliquat de l’APG signé le 20 août 2006, notamment les réformes constitutionnelles et institutionnelles.
 
Parallèlement à ce dilatoire bien orchestré par les deux associés au sommet de l’Etat, Faure Gnassingbé envisage d’organiser les prochaines élections législatives en juillet prochain. Une date non encore officielle, mais qui mettra en colère les leaders du CST et de la coalition Arc-En-Ciel qui, pour le moment, dénoncent non seulement le recensement électoral émaillé d’énormes irrégularités, mais aussi exigent l’ouverture sans délai d’un dialogue sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles avant l’organisation des élections. L’autre équation plus compliquée que Faure Gnassingbé devra résoudre avant les législatives est la situation délétère actuelle de son parti UNIR qui, au-delà des apparences, est au bord de l’implosion, minée par les querelles sur le choix des futurs candidats.
 
La majorité des députés RPT/UNIR de l’actuelle Assemblée nationale, convaincus d’être mis sur le carreau, multiplient les manœuvres pour s’opposer à l’organisation rapide des prochaines législatives. Reste à savoir au moment où les caisses de l’Etat sont vides, avec les mouvements sociaux un peu partout et le refus des partenaires de financer les élections, où Faure Gnassingbé et son associé Gilchrist Olympio vont trouver les moyens pour organiser ce scrutin.
 
Ferdi-Nando
 
LAlternative Togo
 
 

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