Le gouvernement togolais et la BAD rêvent grand à travers le PAEIJ-SP


Dans sa volonté d’agir efficacement sur les problèmes des jeunes, le ministère du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes va lancer, dans le cadre de la célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo, un nouveau projet dénommé Projet d’appui à l’employabilité et l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP).
 
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Estimé à environ 12 milliards de francs CFA, ce nouveau projet appuyé financièrement par la Banque africaine de développement (BAD) cible les petites et moyennes entreprises structurantes établies, les jeunes entrepreneurs et jeunes formés dans les centres de formation professionnelle appuyés par le projet, les producteurs, les éleveurs, les femmes des villages ruraux et vulnérables et les institutions de microfinance et financière et les centres de formation.
 
En 4 ans, 20.000 emplois directs et 150.000 emplois indirects seront créés avec ce projet qui va aussi se lancer dans l’accompagnement de 15.000 producteurs.
 
En prélude au lancement dudit projet, la ministre du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé, accompagné du Représentant résident de la BAD, Serge N’guessan, a effectué ce jeudi une visite de terrain sur Notsé (90 km au nord de Lomé) qui l’a conduit dans une unité industrielle de transformation du soja dénommée Entreprise de services et organisations de producteurs (ESOP) SOJANYO, une réussite en termes de développement des chaînes de valeurs, a constaté l’Agence de presse Afreepress.
 
« Ce que nous avons vu aujourd’hui nous réconforte et nous disons que nous n’avons pas eu tort de vouloir nous appuyer sur ces structures. La valeur ajoutée de ce nouveau projet, c’est de voir comment on peut créer un peu plus d’emplois sur la chaîne de valeur, identifier sur les différentes chaînes, les différents secteurs créateurs d’emplois. Et le cas du soja nous édifie énormément parce qu’il y a des appuis qui sont apportés aux producteurs organisés, dans commercialisation et dans la distribution », a déclaré la ministre.
 
A travers le PAEIJ-SP qui compte s’appuyer sur les structures privées agricoles existantes qui bénéficient déjà des appuis en intrants et en semence, c’est tout un autre maillon de développement que le gouvernement vise. Il s’agit, selon la ministre, de passer par la formation et le crédit pour amener les jeunes entreprises à la transformation des produits, à faire le courtage sur la chaîne de production. Bref, il s’agit de développer des services connexes.
 
« C’est tout un système qu’il faut créer à partir de ce que nous produisons parce que si nous continuer par importer, nous ne nous développerons pas », a-t-elle conclu.
 
Le PAEIJ-SP permettra d’agir sur les structures agricoles qui connaissent déjà une réussite dans les filières du riz et de l’arachide entre autres.
 
« En 4 ans, nous voulons avoir 20.000 emplois, 14.000 femmes intégrées dans le circuit de la chaîne de valeur agricole et à peu près 1.500 petites entreprises créées dans la chaîne de valeur. Les chiffres sont impressionnants. Avec ces chiffres, nous atteindrons 150.000 emplois. Ce que je viens avec Sojanyo, je dis que le gouvernement a vu juste parce que ces chiffres sont réalisables », a appuyé le Représentant résident de la BAD au Togo.
 
A terme, ce sont 13 Entreprises de services et organisations de producteurs (ESOP) qui seront créées dans les secteurs porteurs à travers ce projet à travers l’amélioration de la capacité de production des producteurs encadrés à la transformation, à la commercialisation sur le marché national et international. Celles-ci vont développer des professions connexes par exemple de services, notamment les centres de recherche dans l’amélioration des semences et les industries de fabrication des emballages.
 
Bernadette A.
 
source : afreepress