GOUVERNMENT: UN PEU D’ETHIQUE QUAND MEME…

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Djimon ORE, le Ministre de la Communication qui a
détourné 8 millions de l’aide de l’Etat à la presse



En détournant 8 millions de francs CFA de l’aide de l’Etat à la presse, le ministre Djimon Oré a-t-il encore une éthique, mieux une morale à défendre et à enseigner aux journalistes ? Cette question vaut son pesant d’or.Djimon ORE, le Ministre de la Communication qui a détourné 8 millions de l’aide de l’Etat à la presse
 
Les agitations peu convaincantes faites par certains membres du gouvernement à propos de la loi organique liberticide n’ont en principe pas de raison d’être. De la pure absurdité pour des obsédés de musellement de la presse qui parlent d’éthique et de déontologie. Le ministre de la Communication Djimon Oré, avance avec beaucoup d’incompétence, que l’alinéa 2 de l’article 26 de la constitution que l’assemblée nationale a allègrement violé en votant la loi recommande que l’exercice de la profession du journalisme se fasse dans le respect de la loi et c’est ce qui se fait. Déclaration évasive qui lui est reconnue.
 
Le ministre, petit enseignant des montagnes de l’est Mono bombardé à la tête du ministère de la communication a de bonnes raisons de ne rien comprendre du tout ce qui se passe autour de la presse. Il a oublié que dans une démocratie, c’est la justice qui est garante de loi et non une quelconque institution à qui on remonte les bretelles de façon anticonstitutionnelle pour juste réduire au silence un corps qui dénonce les dérives quotidiennes gouvernementales.
 
Peu qualifié pour gérer ce département, le ministre de l’UFC n’a en principe aucune raison d’évoquer une certaine éthique et déontologie que les journalistes devraient observer. Puisque lui-même n’en a aucune.
 
Pour la petite histoire, quelques semaines seulement après sa prise de fonction, le ministre a détourné la somme de 8 millions de FCFA de la subvention de l’Etat à la presse. Il a fallu la pression des journalistes et la menace d’une marche sur la Primature pour obliger le subalterne de Gilchrist Olympio à rembourser l’argent volé à la presse. L’éthique et la déontologie de la gouvernance aurait pu corriger cet acte grave.
 
Malgré ce vol qualifié, il sera reconduit au gouvernement en toute impunité. Et le voilà qui vient parler d’éthique et de déontologie. Le gouvernement devrait en avoir aussi d’éthique à respecter, encore plus le ministre de la communication. Ces messieurs sans scrupules devraient enlever la grosse poutre de leurs yeux avant de voir le morceau de paille chez les journalistes.
 
Carlos KETOHOU
 
independant express
 
 

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