Les graves révélations du camp Dodzi Apévon sur les raisons cachées de la crise au CAR


Jamais crise n’aura tant duré et mis à jour tant de non-dits au sein d’une formation politique togolaise. Cela fait plus de 7 mois que la crise qui oppose l’actuel président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition) à son prédécesseur, Me Yawovi Madji Agboyibo du même parti, bat son plein.
 
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Les raisons avancées pour expliquer ces mésententes est l’envie du Bélier noir de Kouvé de reprendre les rênes de son parti le CAR.
 
Mais dans des déclarations faites sur les médias récemment Me Paul Dodzi Apévon et ses proches, mettent au grand jour les véritables raisons qui ont déclenché la crise au sein de leur parti. « Dois-je vous rafraîchir la mémoire en vous rappelant au passage que c’est au cours de l’une de nos dernières réunions du présidium que vous avez solennellement déclaré devant tous les responsables réunis ce jour-là que je ne vous aurais pas soutenu lors de l’élection présidentielle de 2010 et que c’est depuis 2010 que vous avez décidé de me remplacer par Jean KISSI et que n’eussent été les hésitations de dernière minute de ce celui-ci, vous auriez réglé ce problème depuis ? Je précise qu’en 2010, j’étais seulement dans ma deuxième année à la tête du parti », révélait le 5 juillet dernier, l’avocat dans une lettre publique adressée à Me Yawovi Agboyibo tout en ne prenant pas le soin de démentir ces accusations et de les rejeter purement et simplement.
 
Une accusation qui sera plus tard corroborée par un autre cadre de cette formation politique reçu sur une radio de la place. Pour le nommé Moïse Koulékpato, puisque c’est de lui qu’il s’agit, le candidat du CAR à l’élection présidentielle de 2010 en veut toujours à Me Dodzi Apévon pour avoir « soutenu Barabbas (Jean-Pierre Fabre) au lieu de Jésus (Me Agboyibo) ».
 
Zepp Kouété, un autre membre du comité directeur de cette formation politique est lui aussi monté au créneau pour faire les mêmes révélations et soutenir que la crise avait d’autres raisons que celles qui sont avancées par les deux parties.
 
En attendant de recueillir la version du camp Agboyibo, il devient clair et évident que les raisons auparavant avancées pour expliquer la querelle n’étaient pas les réelles.
 
Il faut rappeler que le mandat de l’actuel président national du CAR prend fin le 17 octobre 2016. Trente-trois (33) présidents de leurs fédérations nationales ont lancé un appel à l’organisation d’un nouveau congrès avant cette date, au risque, préviennent-ils dans une lettre datée du 21 juillet 2016, de « prendre leurs responsabilités ».
 
A.Y.
 
source : afreepress