Grève des enseignants : la police tire des gaz lacrymogènes sur des élèves à Lomé, 4 élèves arrêtés à Atakpamé.


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© togoactualite – Les semaines suivent et se ressemblent pour les élèves togolais. Ce lundi le mouvement de grève a été durement ressentie dans la capitale togolaise. C’est particulière, le plus grand lycée d’enseignement technique du Togo, le lycée d’Adidogomé, qui accueille plus de 16 000 élèves qui, a été touché.
Des centaines d’élèves munis de branches d’arbres et parfois de cailloux ont bravé les militaires du camp d’Adidogomé, déployés à l’entrée et à l’intérieur du lycée, étaient dans la rue pour réclamer les cours et les professeurs. Très vite, le mouvement a contamine le lycée moderne. Le groupe élargit a pris d’assaut les établissements privés de la zone où les élèves ont été délogés des salles de classe. Pour contenir la foule d’élève, les forces de sécurité ont eu recours à des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser les enfants qui se sont cachés dans des maisons environnantes.
 
A Lomé, les mêmes scènes ont été observées à Attiègou-Kélégougan, les élèves sont venus déloger à coups de bâtons leurs camarades des privés.
A Atakpamé, la nationale N°1 a été bloquée au niveau de carrefour Agbonou par des élèves. Dans cette ville, 4 élèves ont été arrêtés pour trouble à l’ordre public.
Autre lieu, même scène à Sokodé.
 
A Dapaong, les élèves auraient saccagés la douane et la gendarmerie de Yembour à la frontière avec le Ghana dans la préfecture de Tandjouaré. Plusieurs blessés sont signalés dans les rangs des forces de sécurité.
 
Ce mouvement de grève s’accentue alors que vendredi dernier, les conclusions des travaux du « Groupe de travail sur l’éducation nationale » ont été remis au Premier ministre Selom Klassou. 48 heures après la remise des conclusions, trois fédérations des enseignants (CSET, FESEN et USET) se coalisent pour lancer des grèves sur toute la semaine.
 
lomévi (www.togoactualite.com)