HOMMAGE A Maître Yawovi AGBOYIBO

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A l’école de  Me Yawovi AGBOYIBO, le père de la démocratie togolaise !

C’est le titre d’un livre en cours de rédaction. Pour la réalisation de ce projet, j’ai demandé l’année dernière à rencontrer l’homme que nous pleurons aujourd’hui. Comme c’est souvent le cas, il n’a pas répondu négativement à cette demande d’audience. Il me reçoit chez lui le lendemain matin à Tokoin Dodomé. Au passage, disons qu’AGBOYIBO, c’est quelqu’un qui a le sens aigu du respect de l’autre, quel qu’il soit, de l’heure convenue. Il abhorre le retard.

Après les salutations d’usage, je lui dévoile l’objet de ma visite : le projet de lui consacrer un livre parce que j’estime qu’il constitue une école pour les générations actuelles et futures. Sans hésiter, il accepta mon idée. Je profite de l’occasion pour lui demander, vu la densité de sa personne, si lui-même n’envisage pas rédiger ses mémoires. Il m’a répondu par un sourire. Une autre fois, il me donne rendez-vous à son cabinet sis au quartier NOPATO, Avenue 24 Janvier, entre l’ancien Cinéma Rex et Photo Degbava.

Le jour-là, il demanda à sa secrétaire, Remième, de me donner un exemplaire d’un document intitulé : Ce qu’on m’a dit sur Kouve, publié en 1988 à l’occasion de la 5e célébration de HOGBEZA. « Je t’ai connu trop tardivement. Tu nous seras utile » a-t-il lâché quand je le quittais.  Je suis retourné le voir une autre fois à Tokoin Dodomé pour lui soumettre le plan du livre ainsi que le questionnaire qui l’accompagne pour amendement. Les amendements terminés, nous nous sommes dit ‘’Au revoir’’ pour la suite du travail.

A l’issue d’une réunion du Comité Directeur du CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) en février- mars 2020, quand je me suis approché de lui pour le saluer, il s’exclame : « Je ne te vois plus ! » J’ai décelé sur son visage une inquiétude.

Il faut avouer que depuis un certain temps l’homme allait régulièrement à Paris non seulement pour voir ses enfants mais aussi pour des contrôles de santé. C’est ainsi qu’il s’est encore rendu en France avant le début de ‘‘confinement’’ contre la pandémie du Coronavirus. C’est un secret de polichinelle, depuis  son expérience carcérale, sa santé a pris un coup. J’attendais avec impatience son retour pour terminer le travail quand la mauvaise nouvelle tomba lourdement sur les réseaux sociaux et sur moi ce samedi 30 mai 2020. Je n’ai pas pu réagir sur le coup parce que j’avais la gorge nouée ; les mots me manquaient exactement comme le jour où j’ai pris la mort de Thomas Sankara.

Quel souvenir ai-je gardé de l’illustre disparu ? Il faut dire que, dans la Préfecture de Yoto en général, et particulièrement à Ahépé et à Kouvé, Ferdinand N’Sougan AGBLEMAGNON et Apollinaire Yawovi AGBOYIBO, tous deux anciens élèves de l’unique école officielle de l’ex-subdivision de Tabligbo, créée en 1932 – 1933, sont des modèles, des légendes. Si le savant Ferdinand N’Sougan AGBLEMAGNON, originaire d’Ahépé – Akposso, a passé presque toute sa vie loin de sa patrie, en Europe, enseignant dans les Universités et représentant le Togo à l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), Me AGBOYIBO, comme on l’appelle affectueusement, a passé  pour l’homme du peuple, du bas-peuple. Même au temps chaud de la lutte pour la démocratisation du Togo, il ne s’enfuyait pas. Mon admiration pour AGBOYIBO remonte à la deuxième moitié des années 1970. Nous étions au Collège. Sa venue un jour à Ahépé-Hékpoé était pour les jeunes que nous étions un spectacle. Il conduisait une voiture qui n’est plus en usage de nos jours et que nous appelions communément ‘’Avion de terre’’. Tout le monde voulait réussir comme AGBOYIBO. C’est ainsi qu’en août 1980, pendant les vacances précédant mon entrée en classe de Première A4 au Lycée Christ-Roi de Kouvé, j’ai été reçu par lui à Tokoin Dodomé sur ma demande. Souvent il s’agissait de longues files d’attente d’élèves, d’étudiants, de veuves ou de personnes lésées dans leurs droits. On lui soumettait n’importe quel problème. Mais AGBOYIBO se sacrifiait pour recevoir tout le monde, quel que soit le nombre de demandeurs d’audience. Il y avait chez lui des jeunes issus de familles déshéritées, des jeunes qu’il nourrissait et dont il supportait la scolarité. Il hébergeait même chez lui des gens venus de loin et dont les dossiers étaient pendants à la justice mais qui ne savaient où dormir à Lomé le temps que leurs problèmes soient réglés. A partir de 1978, je venais à Lomé pendant les vacances pour faire de petits jobs : vendre ‘‘Yeyé’’ ‘‘crème’’ à vélo dans les rues. On s’arrêtait au niveau de l’ex OTP sur la nationale N°1. On n’avait pas le courage d’aller plus loin parce qu’il y avait peu d’habitations. Pendant ces vacances de 1980 donc, j’ai confié à Me AGBOYIBO, un cahier de 200 pages contenant ce que j’appelais ‘’poèmes’’ pour correction et édition. Me AGBOYIBO était émerveillé : ‘‘Pour un niveau de la classe de Seconde ! C’est extraordinaire ! As-tu une bourse ? ’’ Je lui ai répondu par la négative. ‘‘Tu mérites une bourseAvant de retourner au village, reviens me voir. Quant aux poèmes, je vais les soumettre au professeur AMELA dès son retour de Paris’’. A la veille de la rentrée scolaire 1980-1981, j’étais effectivement retourné le voir. Et quelle n’a été ma surprise : il m’avait d’abord donné un billet de 10 000F de l’époque pour pouvoir acheter les fournitures scolaires avant de réitérer sa volonté de m’aider à obtenir une bourse, pour ne pas dire un quart de bourse dont le montant tournait autour de 20 000F par trimestre si mes souvenirs sont bons. Inutile de dire que promesse a été tenue. ET dire que celui qui porte secours à tout le monde comme cela n’est pas bon ?

Revenons à la scolarité de l’illustre disparu. L’école d’Ahépé est située à 6km de KOUVE, son village natal. Il parcourait avec d’autres camarades cette distance (aller-retour) chaque jour. Avant d’arriver à l’école ils avaient à traverser AHEPE-HEKPOE. Nous avons ouï dire que les enfants de leur âge (10-12 ans) attendaient souvent en chemin pour les provoquer et déclencher des bagarres. Entre temps, en 1950, l’école officielle de Kouvé a été créée AGBOYIBO quittera l’école d’Ahépé pour aller s’inscrire à Kouvé où il obtiendra le Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) en 1956 Le détail est important, Yawovi AGBOYIBO fut l’unique admis l’année-là. Je me souviens avoir lu des livres dans lesquels les auteurs ont trouvé un lien entre le manque, c’est-à-dire la souffrance et le génie, entre la souffrance et la réussite. Cette hypothèse est vérifiée avec AGBOYIBO qui a connu une enfance malheureuse. Tandis que son père est de Kouvé, sa mère est originaire d’AHEPE-Séva, de la famille AGODO. Cette dernière, il l’a perdue lorsqu’il était en très bas âge. C’est pourquoi il sera élevé par sa seconde mère, originaire de Kouvé Logotomé. Son père Soklou fut un modeste cultivateur, une condition de vie qui ne l’a pourtant pas empêché de réussir. Peut-être, c’est parce qu’il a souffert lui-même, qu’il a pris sur lui de soustraire, autant que faire se peut, ses prochains de la souffrance. Nos enfants trop friands de gains faciles doivent se le tenir pour dit : la vie est un combat. Le matérialisme n’est pas l’idéal. Même le diplôme n’est pas tout. La morale compte beaucoup.

Faute de moyens, beaucoup d’élèves, soit, passaient des années blanches, soit, abandonnaient carrément les études. La principale activité agricole qui permet aux parents de la Préfecture de Yoto de faire face aux besoins de leurs progénitures, c’est le mal à foutage. Or les corps habillés que le régime dictatorial du RPT déversait dans la rue  arrêtaient les revendeuses de sodabi, confisquaient les dames-jeannes de sodabi qui atterrissaient souvent dans leur propre maison pour leurs femmes. Il a fallu qu’AGBOYIBO travaille Eyadema jusqu’à le convaincre de mettre fin à l’interdiction de la commercialisation du sodabi. Comment ces populations peuvent-elles l’oublier de sitôt ? En clair, en plus de ses facultés intellectuelles (c’était un génie) ; de ses qualités morales (altruisme, générosité, humilité), AGBOYIBO Yawovi Apollinaire (parce qu’il était frappé d’une vive admiration pour la poésie de Guillaume Apollinaire) a donc été un homme de compromis à ne pas confondre avec la compromission ou la traitrise comme certains esprits tribalistes par exemple le soi-disant journaliste en ligne de ‘‘Togo actualité’’ veut l’insinuer dans son article intitulé : « Togo : un autre traitre s’en est allé à Paris à 77 ans » comparant AGBOYIBO à KODJO. Ce qui est très grave doublement. Tenir de tels propos sur quelqu’un qui vient de quitter cette terre dénote de la méchanceté. L’auteur de l’article est un faux type comme on le dit vulgairement. Sa réaction qui nous rappelle 1991, année où des venus de France ont remplacé la politique de dialogue, de tolérance et d’amour d’AGBOYIBO par celle de la haine et du tribalisme, une politique irresponsable qui nous a conduits dans l’impasse aujourd’hui. Qu’est-ce à dire ? Conscient des ravages de l’intolérance, du mépris des autres ethnies, du tribalisme et du racisme, c’est-à-dire de la haine, pour faire court, Yawovi AGBOYIBO a créé le Comité d’Action contre le Tribalisme et le Régionalisme (CATR), une association à laquelle j’ai adhéré par conviction. Je sais de quoi je parle. J’ai également lu avec émoi le sacrilège d’un obscur mouvement basé à Bruxelles et dont on n’a jamais entendu parler sauf maintenant où les esprits épris de paix ont les yeux qui s’embuent. L’auteur de cette diarrhée nauséabonde ne mérite aucune attention parce qu’il n’y a rien, rien de solide dans ce qu’il a laissé, rien de vrai, rien de bon. Une haine qui ne se justifie pas. « Le climat politique est fortement marqué et continue à être marqué au Togo par la haine. A l’égard des tenants du régime, le sentiment de haine s’exprime essentiellement de deux façons. D’abord par un discours qui se veut violent, injurieux. Ensuite par le refus du contact et du dialogue. ‘‘Le vrai opposant, disait-on à partir de la création en mai 1991 du COD (Collectif de l’Opposition Démocratique), est celui qui n’a jamais rencontré le Président GNASSINGBE Eyadema et n’entend pas le rencontrer, ce en rupture avec la démarche suivie jusque-là par le FAR (Front des Associations pour le Renouveau). Le Professeur Léopold GNININVI à qui il revient la paternité de ce cliché mental, fut le premier à l’incarner aux yeux des populations. Gilchrist OLYMPIO l’en a éclipsé à son retour au pays » (pages 34 et 35, AGBOYIBO, Paramètres humains de l’action politique  pour la bonne gouvernance en Afrique). Que peut-on faire de positif avec la haine ? Disons-le sans ambages, AGBOYIBO a été incompris. Contrairement à nombre de personnes, AGBOYIBO n’avait pas une conception machiavélique de la politique. La méthode du CAR consiste à faire pression sur l’adversaire par les manifestations de rue par exemple et si nécessaire, à l’acculer jusqu’à ce qu’il accepte la négociation. Où est le mal ? Choisir le dialogue comme voie de règlement des problèmes, c’est être traite ? Pendant plus de deux décennies on a induit les Togolais en erreur. Ça suffit ! « La solution à l’oppression réside comme l’a souligné Stéphane Hessel, dans la direction contraire à celle de la haine : « Aussi bien du côté des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation pour faire disparaître l’oppression’’. Pour mettre fin à la longue crise que traverse le Togo, toute la classe politique a signé le 20 août 2006 l’Accord Politique Global (APG) et a pris l’engagement de former un gouvernement d’union pour appliquer les clauses dudit accord. « L’UFC, de Gilchrist OLYMPIO s’était dérobée, le moment venu, à son engagement avec l’idée de pouvoir obtenir seule une majorité écrasante en diabolisant ses partis frères qui ont tenu parole. La stratégie a tourné à l’avantage du RPT sorti vainqueur des élections législatives d’octobre 2007 avec 50 élus sur 81 » (AGBOYIBO, Paramètres humains de l’action politique pour une bonne gouvernance en Afrique. Le 26 mai 2010, Gilchrist OLYMPIO signe un accord de cogestion du pays avec le RPT affaiblissant l’APG et le gouvernement d’union qu’il a boudé juste parce que c’est AGBOYIBO qui a été désigné Premier Ministre. Dommage !

Jusqu’à quand les Togolais préféreront-ils les tribalistes, les menteurs aux pacifistes ? Homme de paix, AGBOYIBO l’a été à la tête de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme), au Conseil Pontifical ‘‘Justice et Paix’’ du Vatican, à la Sous-commission des droits de l’homme des Nations Unies et au sein du Comité des droits de l’homme de l’Union Interparlementaire. Vous qui critiquez pour critiquer, qui vous êtes ? Qu’est-ce que vous avez pu obtenir pour les Togolais depuis 1991 en plus des acquis du FAR à savoir entre autres :

  • Les libertés d’expression, d’association, de presse ;
  • Le rétablissement du multipartisme le 12 avril 1991 ;
  • La promulgation de la loi d’amnistie générale pour le retour de nos compatriotes en exil ;
  • La libération des détenus politiques ;
  • La dissolution du parlement et du gouvernement RPT et leur remplacement par des institutions transitoires chargées d’organiser des élections démocratiques pour le choix des nouveaux dirigeants du pays ;
  • La tenue d’une assise nationale
  • Mieux, Eyadéma s’était engagé à se retirer du pouvoir à l’issue de la transition dont la durée ne devrait pas aller au-delà de douze mois tout en ayant confiance en AGBOYIBO, etc. Malheureusement Eyadéma refusera de partir à cause des menaces et autres propos va t-en guerre.

Quels sont les acquis des populistes pour ce pays depuis les années 1991 ? Les choses sont claires. Nous avons au Togo trois sortes de partis politiques, les vendeurs d’illusion que nous appelons à juste titre les populistes, les conservateurs qu’on ne présente plus (ils sont les principaux auteurs de la plupart de nos malheurs en complicité avec les néocolonialistes) et les pragmatiques caractérisés par l’esprit de vérité qui fait mal, mais incontournable.

On nous dit qu’AGBOYIBO comme Edem KODJO n’auraient rien fait d’utile pour les Togolais et que comme KODJO, il a rendu l’âme à Paris. Selon les mauvaises langues, ces deux leaders comme presque tous les dirigeants d’Afrique, n’ont construit ni hôpitaux, ni routes dans leur pays. Archifaux ! Si Edem KODJO a été l’un des concepteurs du régime RPT, pendant longtemps ministre, Premier Ministre, presque vice-président de la République, tel ne fut pas le cas d’AGBOYIBO qui n’a jamais travaillé dans l’exécutif comme ministre. AGBOYIBO a été certes nommé Premier Ministre mais c’est suite à l’APG avec un cahier de charges très précis : organiser enfin au Togo des élections transparentes sans effusion de sang. Un pari que le Bélier noir de Kouvé a remporté brillamment en l’espace de quelques mois. AGBOYIBO n’était pas nommé Premier Ministre suite à une élection remportée par son parti avec son programme de société mais sur la base d’un accord politique et de ses qualités de rassembleur. Il ne pouvait donc pas construire des hôpitaux, des routes. Dire qu’il n’a rien fait du tout, c’est injuste et faux. Si les primes de correction au BAC II sont considérablement augmentées depuis 2007, c’est grâce à cet homme qu’on remercie toujours en monnaie de singe par haine, un sentiment qu’il a pourtant combattu sa vie durant. Il nous a souvent dit qu’il n’imagine pas d’être humain tellement mauvais qu’on ne puisse pas l’approcher, le transformer en lui témoignant de l’amour, en dialoguant avec « En chaque homme, il y a une étincelle divine », disait-il. C’est comme cela qu’il faut comprendre ses accointances avec Eyadema. Il était convaincu que ce dernier n’avait pas que des défauts, bien qu’il fût contre sa mainmise sur les richesses du pays et son totalitarisme. Au lieu de chercher à imiter AGBOYIBO, on veut encore salir sa mémoire.

Comme on le voit, AGBOYIBO est un être humain. Tout le monde a ses hauts et ses bas. AGBOYIBO a les siens. Mais presque tous ceux qui l’ont pratiqué reconnaissent que ses points forts (intelligence, ingéniosité, altruisme, patriotisme, pacifisme, esprit rassembleur, visionnaire, amour du prochain, de la patrie, sens élevé de mysticisme, de spiritualité, de religiosité, immensité et densité sur presque tous les plans) l’emportent sur ses points faibles qu’il est difficile de découvrir. Voilà les valeurs morales et intellectuelles qui m’ont attiré vers lui et m’ont poussé à adhérer au CAR en 1991 peu après sa création. AGBOYIBO était la fierté des fils de Yoto. AGBOYIBO fut un chrétien profondément africain comme le professeur Barthélémy ADOUKONOU l’a écrit dans Jalon pour une théologie africaine : « l’Africain peut adhérer au christianisme sans s’expatrier culturellement ». Je ne suis pas allé dans son parti parce que nous sommes de la même préfecture mais parce qu’il incarne des valeurs. Avec sa  disparition, c’est comme vous êtes dans une maison. Et puis un jour la clôture s’écroule ou à l’ombre d’un grand arbre qui est tombé. Homme charismatique AGBOYIBO a été pendant longtemps le responsable de l’amicale  des ressortissants de la préfecture. Les gens de cette carrure, de cette qualité, Dieu n’en donne pas tous les ans. C’est pourquoi tous ceux qui s’éparpillent en propos scandaleux doivent se ressaisir plutôt, aller à son école, lire ses œuvres (Paramètres humains de l’action politique pour la bonne gouvernance en Afrique, Editions L’Harmattan, 2011 ; Combat pour un Togo démocratique, Editions Karthala, 1999 ; Gouvernance politique et sociale en Afrique 20 ans après le sommet de La Baule, Editions Fondation FAR) ; fréquenter ses disciples pour rectifier le tir tout en étant persuadés que celui qui n’a pas fait d’enquête, n’a pas droit à la parole afin d’éviter que le Togo sombre complètement parce qu’on aura rejeté la voie de l’amour.  Je suis tenté de dire qu’il est le meilleur politique que le Togo ait connu. Malheureusement il a souvent a été incompris.

Mon propos tire à sa fin. Dans l’obligation de faire aboutir, malgré tout, mon projet d’édition pour tenir ma promesse, perpétuer la mémoire du disparu pour la postérité, je suis ouvert à tout le monde qui détient un pan de vie de Yawovi AGBOYIBO. Pour recueillir les discours qu’AGBOYIBO a prononcés depuis 1985, les hommages à lui rendus, les photos, les oraisons qui seront prononcés, je laisse mon contact téléphonique et whatsapp 91 82 72 20.

Kudavi NOMANYOEcrivain

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