Incendies au Togo : Un des prévenus a accusé le pouvoir de les avoir trompés

Incendies_accuses_procureurIncendies au Togo/ Lors de leur transfèrement à la prison civile de Lomé : Un des prévenus a manifesté son mécontentement et accusé le pouvoir de les avoir trompés

Il a été sanctionné et placé en isolement à la prison

Depuis le début de cette parodie d’enquête, nous n’avons de cesse de dénoncer ce qui ressemble plus à un montage qu’à toute autre chose. Tous les actes du Procureur de la République n’ont convaincu que ceux qui ne veulent pas voir la vérité en face. Et comme pour conforter les sceptiques, une panique s’est saisie des autorités depuis hier.
Quelle que soit l’heure à laquelle se lève la vérité de son lit, elle finit toujours par dépasser le mensonge, dit-on. Hier dans la matinée, il sonnait 11 h 30 minutes, l’heure de la relève des gardes et l’heure d’affluence des visites à la prison civile de Lomé quand les prévenus dans la supposée enquête sur les incendies, sont amenés manu militari. Ils étaient une quinzaine à devoir intégrer ce centre pénitentiaire. Mais parmi les prévenus, un a pété les plombs. Selon ses déclarations à tue-tête, ce n’était pas ce que les commanditaires qui les ont missionnés pour mentir dans les enquêtes au sujet des incendies des marchés leur avaient promis. Et pour s’opposer à son incarcération, il a sorti ses muscles tant pour résister aux gardes que pour crier haro sur les pratiques du pouvoir en place « Ce n’est pas ce qui nous avait été dit. Pourquoi nous amène-t-on en prison alors que nous avons fait tout ce qu’ils nous ont demandé ? », criait-il à-tue-tête. Une scène qui a été rapportée par plusieurs témoins.
Devant la tournure que prenaient les événements, il a été d’abord poussé dans l’enceinte de la prison, puis enfermé spécialement dans une cellule, histoire de l’isoler des autres et afin que ses déclarations soient étouffées.
Mais connaissant les « habitudes de la maison », ce ne serait pas étonnant que l’on fasse disparaître mystérieusement ce jeune homme pour l’empêcher de parler davantage. Il urge donc que les défenseurs des droits de l’Homme se saisissent de ce dossier maintenant que les prévenus ont été déférés, tant pour les interroger individuellement que pour avoir un œil sur celui qui vient de livrer le secret.
Abbé Faria
liberte-togo