Me Isabelle Améganvi : « Le problème du Togo, ce n’est pas l’+union de l’opposition+ »

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Le problème réel du Togo « n’est pas l’+union de l’opposition+ » tant prônée ces derniers mois par certains leaders de l’opposition, a affirmé lundi Me Isabelle Améganvi, 2e vice-présidente de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, principal parti de l’opposition dirigé par Jean Pierre Fabre).

 

Le plus grand débat ces derniers jours au sein de l’opposition, tourne autour de regroupement de toute la classe politique de l’opposition au sein d’un même creuset, avec un programme commun et un seul candidat pour la présidentielle de 2015.

 

Plusieurs responsables de l’opposition sont montés au créneau pour afficher leur ferme détermination à se battre pour la réalisation de cette +union+ et la désignation de candidat unique. Mais ils sont tous unanimes qu’il sera très d’obtenir un consensus autour de cet « oiseau rare ».

 

Abordant le sujet ce lundi sur une radio privée, Me Isabelle Améganvi a été ferme : « Le problème du Togo, ce n’est pas l’+union de l’opposition+ ».

 

« Je suis un peu gênée lorsque l’on ramène les problèmes politiques togolais au problème de +l’union de l’opposition+. Le problème du Togo, c’est le refus de l’alternance, le problème du Togo, c’est des élections frauduleuses organisées pour que le parti au pouvoir se maintienne ad vitam aeternam au pouvoir, sans une note d’espoir d’alternance dans ce pays. C’est ça, le réel problème du Togo », a-t-elle souligné.

 

« Je rappelle que cette +Union+, nous l’avions eue sporadiquement dans le temps. Par exemple en 2005, nous avons eu la coalition qui a présenté un seul candidat (Emmanuel Bob Akitani). Bien vrai, lorsqu’on est uni, on est plus fort, mais ce n’est pas la panacée », a-t-elle précisé, avant d’ajouter : « Nous avons eu cette union en 2005, mais cela n’a pas empêché des élections frauduleuses (…) ».

 

Me Isabelle Améganvi a également abordé le mémorandum rendu public récemment par l’Union des Forces de Changement (UFC de Gilchrist Olympio), accusant des responsables de l’ANC d’avoir bien participé aux discussions ayant abouti à la signature de l’accord signé en mai 2010 par l’UFC avec le parti au pouvoir.

 

« Nous n’avons jamais participé à aucune rencontre à l’effet de partager de postes ministériels. C’est ce qui doit être clair dans la tête de tout le monde », a-t-elle affirmé.

 

« Je mets M.Gilchrist Olympio au défis d’apporter la preuve de ce que nous avons discuté avec le RPT (actuelle Union pour la République / UNIR au pouvoir) pour que ce parti nous donne des postes ministériels. Quand nous étions à l’UFC, tous les accords qui avaient eu lieu ainsi que les rencontres n’étaient pas cachés, la presse avait fait large écho et tout le peuple était au courant », a indiqué la 2e vice-présidente de l’ANC.

 

C’est la première fois qu’un responsable de l’ANC aborde publiquement ce sujet, depuis la publication de ce mémorandum. FIN

 

Junior AUREL<

 

Savoir News

 

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