Jean Eklou : « la situation fait beaucoup peur »

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C’est un fait. Les regards de tous les Togolais sont tournés vers la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui doit, le 31 juillet prochain à Lomé, lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, proposer une feuille de route de sortie de crise pour le Togo.

Selon Jean Eklou, président de la jeunesse de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), la situation fait peur parce que le tissu social ne tient aujourd’hui qu’à un fil. Si la décision des chefs d’Etat ne reflète pas les attentes du ‘peuple togolais’, fait-il observer, il y aura un tollé général dans le pays.

« Si la feuille de route ne satisfait pas le retour à la constitution de 1992 et le gouvernement de transition qui doit faire des choses avant des élections, l’espoir va se transformer en désespoir. Toutes les populations de Lomé à Cinkassé vont se lever comme un seul homme pour rejeter cette décision », a-t-il déclaré ce lundi sur la radio Victoire FM.

L’espoir, a poursuivi le collaborateur du chef de file de l’opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre, se cristallise autour de la présidentielle de 2020. « Il faudrait que M. Faure Gnassingbé puisse dire qu’il a apporté un plus à ce pays mais qu’à la fin de son 3ème mandat, il ne va plus se représenter », a-t-il souligné.

Selon lui, aucun citoyen togolais ne peut aujourd’hui souhaiter que Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 et qui est en passe de finir son 3ème mandat à la tête du pays mais que son parti, l’Union pour la République (UNIR) souhaiterait voir briguer un 4ème mandat, soit encore candidat en 2020.

« Que n’a-t-il pas fait en 3 mandats et c’est au 4ème mandat qu’il le fera ? Au sein d’UNIR, n’y a-t-il pas une autre personne ? », s’est-il demandé.
 
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