John Mahama contre le déploiement des militaires dans les régions proches du Togo

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Alors que les pays de la CEDEAO envisagent une réouverture des frontières terrestres dans les prochaines semaines, le Ghana a déployé le personnel militaire dans certaines parties du pays, surtout les régions frontalières avec le Togo. Un acte que chacun apprécie à sa manière. Certains supposent que c’est pour priver les Togolais de participer au processus de recensement électoral qui va commencer mardi.

Même si des politiciens Ghanéens font croire que le déploiement vise à sécuriser les frontières du Ghana en raison de la pandémie de COVID-19 et de l’entrée illégale d’étrangers dans le pays, l’ancien président John Dramani Mahama et les députés de la minorité, quant à eux, estiment que la présence des militaires dans les régions connues pour être des bastions du parti NDC (Congés national démocrate), est d’intimider les résidents avant l’exercice d’inscription des électeurs le 30 juin prochain.

« Des informations ont filtré sur un déploiement massif de militaires et d’autres personnels de sécurité dans les régions de la Volta, de l’Oti, du Haut-Est et du Haut-Ouest. Les déploiements de sécurité inexpliqués dans ces régions frontalières ont clairement été programmés pour coïncider avec le début de l’exercice d’inscription des électeurs à travers le pays », a affirmé M. Mahama dans une déclaration de solidarité signée par son aide spéciale, Joyce Bawa Mogtari.

« Ces déploiements ont commencé à créer de la panique et de l’anxiété chez les résidents des différentes régions, qui n’ont aucun doute sur le fait que cela a été fait dans le cadre d’une stratégie plus large visant à les intimider pour qu’ils s’abstiennent de l’exercice d’inscription à partir de mardi prochain », a-t-il ajouté.

Pour un député du parti au pouvoir, Nouveau Parti patriotique (NPP), K.T Hammond, certains ressortissants du Togo avaient participé aux élections générales de 2008 en tant que Ghanéens dans la circonscription de Ketu Sud qui comprend Aflao et ses environs. Et l’armée est là pour s’assurer que seuls ceux qui ont « le droit constitutionnel de voter » se fassent inscrire sur le nouveau registre électoral avant les élections législatives et présidentielles de Décembre 2020.

Avec icilome

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