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Kako Nubukpo : Décanat de la FASEG, ministère, Francophie…jusqu’où ira cet « Epervier » ?

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Il est l’un des rares Togolais à s’exprimer ouvertement, allant jusqu’à répondre à un président d’un autre pays lorsqu’il s’est senti indexé. Après son passage remarqué au gouvernement, il s’est retrouvé comme Directeur de la Francophonie économique et numérique à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Détesté pour ses prises de position panafricanistes, il fut remercié, mais en profita pour décrocher son titre de Professeur titulaire. Mais tel un épervier qui peut planer haut, très haut, il se prépare à assumer une fonction plus éminente, celle de futur doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG). Et ensuite ? Jusqu’où Kako Nubukpo déploiera-t-il ses ailes, désormais préoccupé par les besoins ESSENTIELS du Togolais ?

Le nom ne surprend plus au Togo. Il s’est suffisamment illustré tant au ministère de la Prospective et de l’Evaluation des Politiques Publiques qu’à l’OIF. Mais c’est surtout son courage et son franc parler qui séduisent. Et les étudiants de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) doivent jubiler à l’idée d’avoir à leur proximité le désormais Coordonnateur des états généraux sur le franc CFA.

A moins d’un cas de force majeure, et eu égard à la liste qui circule depuis quelques jours déjà, le Professeur Kako Nubukpo n’aura comme adversaire lors de l’élection au poste de Doyen de la FASEG que…lui-même. Parce qu’il est seul candidat à prétendre succéder à l’actuel Doyen de ladite faculté. Mais le futur Doyen de Faculté pourrait ne pas s’arrêter en si bon chemin.

En effet, des bruits de couloirs font état de ce qu’un mouvement devant porter les aspirations du citoyen lambda est en gestation. Et le mois de l’indépendance du Togo serait celui retenu pour porter sur les fonts baptismaux ce mouvement.

20 décembre 2016. Ce jour, « L’Envol de l’épervier/ Le défi de l’émergence togolaise », un ouvrage dirigé par Kako Nubukpo et Comlan Prosper Deh et préfacé par l’ancien Représentant de l’Union Européenne, Nicolas Berlanga Martinez a été dédicacé. Une des conclusions de cet ouvrage dit que « l’émergence économique peut être due à l’évolution de la qualité des institutions, du capital physique et de l’investissement, de la démographie et de la formation du capital humain, de l’innovation et du progrès technique, et de la mise en oeuvre de politiques économiques volontaristes et structurelles ». L’occasion sera alors donnée, au moins pendant trois ans à Kako Nubukpo de convaincre la relève de demain.

Ailleurs dans le même ouvrage, la gouvernance économique togolaise est appelée à répondre à trois questions centrales : que voulons-nous ? Comment pouvons-nous l’obtenir ? Avec qui voulons-nous le faire ? La situation de nouvel endettement du Togo après avoir « célébré » le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) est passée au peigne fin, car pour l’économiste et ses coauteurs, « ce qui tranforme la physionomie d’une économie, ce sont les méthodes, les stratégies et les hommes ».

Kako Nubukpo devra convaincre effectivement que contrairement à la Chine, l’Arabie Saoudite ou la Russie, « le Togo ne peut s’inscrire dans un modèle de dictature émergente, même si l’idée pourrait paraître alléchante aux dirigeants du pays ». Surtout en ces périodes où le gouvernement togolais arpente les Etats, à la recherche de partenaires financiers.

En effet, si des pays qui ne sont pas des modèles de démocratie ont pu réussir, c’est parce qu’ils ont pu vivre en autarcie et montrer au reste du monde qu’ils pouvaient se développer sans aide extérieure. Ce qui n’est pas le cas du Togo. D’où « l’une des exigences principales du développement de notre pays sera un environnement sociopolitique apaisé », affirment Kako et compagnie qui martèlent : « Le Togo ne pourra gagner le pari de l’émergence et de la croissance endogène qu’au prix de la stabilité que procure un Etat de paix. Paix avec l’extérieur grâce à une bonne approche diplomatique, mais aussi et surtout avec lui-même ». Le Professeur pourra-t-il transmettre tout ce savoir à la jeunesse en mal de repère et de modèle ?

On sait grosso modo que Kako Nubukpo est Professeur. Mais rappelons tout de même qu’au concours d’agrégation du CAMES, il a été admis la première fois et était sorti major du concours en 2007 à Libreville. Mais pour devenir Professeur titulaire des universités membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), il s’y est pris trois fois sans succès, du fait d’impondérables rarement expliqués par le jury. C’est sa 4ème tentative en juillet 2018 qui fut la bonne. Comme quoi, une goutte d’eau persistante finit toujours par creuser la pierre.

Pour ceux qui portent dans leur cœur ce défenseur de la souveraineté monétaire, retenez que l’élection à la FASEG aura lieu le 18 avril ; quatre jours plus tard, se tiendra une assemblée constitutive de son mouvement. Et le 30 avril, soit trois joursaprès la fête de l’indépendance du Togo, aura lieu une conférence-débat qui répondra à toutes les questions que les médias auront à lui poser.

Godson K.
 
source : Liberté
 

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