Kondi Agba : « les chefs d’Etat sont venus nous dire la dĂ©mocratie en grand D »

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Aucune rĂ©action de la part des responsables de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise plusieurs heures aprĂšs la sortie de la feuille de route proposĂ©e par la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). A l’Union pour la RĂ©publique (UNIR), le parti au pouvoir, on semble jubiler.
C’est le moins qu’on puisse lire Ă  travers les propos de Charles Kondi Agba, le dĂ©lĂ©guĂ© national du Mouvement des sages pour UNIR (MSU) selon qui les chefs d’Etat et de gouvernement de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sont venus dire aux Togolais ‘la dĂ©mocratie en grand D’.
« Comme tous les Togolais, nous avons eu le souffle en attente. VoilĂ  des Togolais qui n’arrivent pas Ă  s’entendre. J’apprĂ©cie positivement les recommandations faites. Les chefs d’Etat ont dit la norme et s’il y a une crise ailleurs, ces dĂ©cisions doivent pouvoir s’appliquer », a dĂ©clarĂ© le mĂ©decin vĂ©tĂ©rinaire sur une radio ce mercredi.
Pour le ‘sage’, les propositions qui apparaissent dans la feuille de route de la CEDEAO ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adoptĂ©es dans leur majoritĂ© aux 2/3 du parlement togolais. « Les 62 dĂ©putĂ©s de UNIR ont dĂ©jĂ  votĂ© des rĂ©solutions de ce genre-lĂ . Autrement dit, Ă  UNIR, nous Ă©tions dĂ©jĂ  prĂȘts et nous le sommes toujours », a-t-il ajoutĂ©.
S’agissant de la limitation du nombre de mandats prĂ©sidentiels, le cadre du parti UNIR estime que ce qui sera adoptĂ© par les 4/5 de l’AssemblĂ©e nationale ou Ă  la rigueur au rĂ©fĂ©rendum si cette majoritĂ© n’est pas obtenue au parlement, n’agira que sur l’avenir.
« Lorsqu’on modifie une constitution, cette nouvelle gĂšre l’avenir, elle ne gĂšre pas ce qu’il s’est passĂ©. Dans aucun pays une loi n’est rĂ©troactive », a-t-il soulignĂ©.
Allusion est ainsi faite Ă  l’actuel chef de l’Etat, Faure GnassingbĂ© au pouvoir depuis 2005. Pour Charles Kondi Agba, les chefs d’Etat n’ont pas parlĂ© de ce cas prĂ©cis parce que cela ne relĂšvent pas de leur compĂ©tence. Et pourtant, c’est le problĂšme de fond principal de la crise politique qui secoue le pays depuis le 19 aoĂ»t 2017.
 
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