La Cédéao se réunit à Abuja sur la Côte d’Ivoire

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Des chefs d’Etat et de gouvernements d’Afrique de l’Ouest doivent discuter vendredi à Abuja de la crise ivoirienne et évoquer d’éventuelles sanctions contre Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir.
Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui regroupe 15 pays, s’étaient déjà rencontrés le 7 décembre et avaient suspendu la participation à cette organisation de la Côte d’Ivoire.
Deux rivaux, le président sortant Gbagbo et Alassane Ouattara, dont l’élection a été reconnue par la communauté internationale, se disputent la présidence depuis le scrutin du 28 novembre.
 
L’ONU a accusé jeudi les partisans de M. Gbagbo de faire régner la violence, notamment à Abidjan, où des responsables humanitaires ont recensé au moins 173 meurtres, ainsi que des centaines de blessés et de disparus.
M. Gbagbo refuse de céder le pouvoir en dépit des appels de la communauté internationale, notamment les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Union africaine.
 
Les dirigeants de la Cédéao vont étudier « comment contribuer à la stabilisation de la situation », a indiqué son porte parole Sunny Ugoh. Les responsables de l’organisation régionale s’interdisent de mentionner des sanctions individuelles, comme celles déjà prises par l’UE à l’encontre de M. Gbagbo et de ses proches.
 
Toutefois, selon un expert du centre britannique de recherche Chatham House, « une interdiction de se déplacer, sauf dans le cadre de médiations est une forte possibilité », pour faire pression sur M. Gbagbo.
Les Etats-Unis et la Cédéao ont discuté de l’éventualité d’un renforcement de l’Onuci, dont le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé cette semaine de six mois le mandat et a dit envisager d’y envoyer des renforts.
 

 
A Washington, le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, avait indiqué que des discussions avec des pays africains avaient commencé sur les « possibilités » de renforcer l’Onuci. La force est actuellement composée de 9.105 hommes de 42 pays, plus 500 hommes arrivés du Libéria voisin avant les élections.
 
Laurent Gbagbo a réclamé le départ de l’Onuci et des quelque 900 soldats français de l’opération Licorne.
Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, également président de la Cédéao, avait écrit à M. Gbagbo pour l’exhorter à quitter le pouvoir. Il lui avait également proposé de l’aider à partir avec sa famille
 
source:AFP

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