La coalition s’inquiète de la réapparition des ‘milices’ et lance un appel à Akufo-Addo et Condé

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Le recensement électoral en cours dans la zone 2 fait parler de lui et la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise s’inquiète. Selon elle, en plus des menaces et intimidations quotidiennement exercées par les forces de l’ordre et de sécurité et les autorités locales sur les responsables et militants de l’opposition à l’intérieur du pays, des « nervis du régime » appelés « comités d’autodéfense » par certains membres du gouvernement, ont réapparu.
Ils continuent de semer la terreur sur le territoire national en toute impunité, révèle la coalition des 14 dans un communiqué. Ce regroupement de partis politiques de l’opposition cite comme exemples l’agression d’un militant du Parti national panafricain (PNP) à Tchamba, l’arrestation d’un militant de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) à Solla et l’interpellation du vice-président du PNP à Badou. Le cas le plus récent, souligne le document, est la ‘tentative d’assassinat’ du président fédéral de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et coordonnateur de la coalition dans la Kozah.
Le domicile de ce dernier nommé Essowé Passou, souligne Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la coalition des 14, a été ‘pris d’assaut’ et ‘saccagée’ dans la nuit du lundi dernier, par une dizaine de personnes armées de bâtons et d’objets divers.
« Monsieur Passou a été trainé dans la cour puis roué de coups pendant près d’une heure et laissé pour mort dans une mare de sang. Le seul crime qu’il a commis, c’est d’avoir pris part la veille, à la demande de la coalition des 14, à la distribution de tracts appelant les populations à s’abstenir d’aller se faire recenser », indique la coalition.
Depuis quelques jours, les photos d’un homme au visage tuméfié, couché à même le sol qu’on présente comme le président fédéral de l’ANC à Kara, circule sur les réseaux sociaux.
Selon ce regroupement de partis politiques, ces ‘forfaits’ visiblement planifiés et mis en exécution, connaissent une recrudescence avec une généralisation qui rappelle les moments ‘effroyables’ de 2005.
La coalition lance alors un appel aux facilitateurs de la crise politique togolaise, notamment les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé et à la CEDEAO. Aux chefs d’Etat et à l’organisation sous régionale, l’opposition de Faure Gnassingbé demande de prendre la juste mesure de la situation et d’amener le gouvernement à veiller au respect scrupuleux des droits de l’homme, à la libre circulation de tous les Togolais et au libre exercice des activités politiques.
Ils disent prendre à témoin la communauté internationale de la réalité des menaces qui pèsent sur le Togo et demande d’aider le gouvernement togolais à prendre conscience de la gravité de la situation pour ne pas déboucher sur un bain de sang.
 
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