La coalition veut avoir un droit de regard sur le recrutement des ‘experts’ et opte pour de nouvelles manifestations

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En conférence de presse ce mercredi à Lomé, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise dit ne pas être intéressée par le ‘train’ dont parle le ministre Gilbert Bawara et qu’ils devront rattraper. Elle se prépare plutôt à refaire descendre dans les rues les populations togolaises pour de nouvelles manifestations pacifiques nationales.

« Nous allons très rapidement informer les populations en vue de prochaines manifestations massives à Lomé et à l’intérieur du pays. Il s’agira de manifestations nationales. Nous ferons rapidement les formalités et les dates précises seront communiquées aux populations au début de la semaine prochaine », a déclaré Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la coalition des 14.

Pour elle, le train auquel fait allusion le point focal du gouvernement et qui se trouve être la Commission électorale nationale indépendante (CENI) incomplète et dont les travaux en vue de prochaines élections sont contestés par la coalition, ‘n’arrivera pas à bon port’.

Pour qu’il le soit, a-t-elle prévenu, il faut qu’il revienne à la station départ où opposition et pouvoir vont y monter ensemble pour faire aboutir les élections.

La coalition veut également avoir un droit de regard dans le recrutement des 23 experts que la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) va recruter pour suivre le processus électoral et les réformes constitutionnelles qui seront faites. On parle de 20 observateurs électoraux, de 2 experts électoraux et d’un conseiller en matière constitutionnel et juridique qui doivent venir commencer leur mission au Togo à partir du 17 septembre prochain.

« Nous allons avoir un droit de regard dans le processus de recrutement des experts. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas confiance en la CEDEAO », a insisté la secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA).

Cette réaction de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition était prévisible dans la mesure où la première réunion du comité de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO a été un fiasco.

Cette réunion tant attendue n’a pas pu aborder les questions essentielles de l’heure, notamment celle d’une CENI qui continue de tourner la machine électorale pour des législatives au plus tard le 20 décembre et la question d’un chronogramme détaillé de mise en œuvre de la feuille de route proposée par la CEDEAO pour sortir le Togo de la crise.
 
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