La LTDH condamne l’enlèvement de Apedo Koashie Otto et de Akato Koami Dzigbodi

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Me Célestin Agbogan, Pdt de la LTDH
Me Célestin Agbogan, Pdt de la LTDH

La Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) a été saisie le lundi 09 mars 2020 par la famille du sieur APEDO Koashie Otto, de l’enlèvement de ce dernier la veille aux environs de minuit, à son domicile à Sanguera, par des hommes armés en civil se réclamant de la Gendarmerie Nationale.

Une délégation de la LTDH dépêchée sur les lieux a pu prendre connaissance des conditions de cet enlèvement et constater la brutalité avec laquelle les envahisseurs ont opéré.

En effet, selon les informations recueillies sur les lieux, il sonnait environs minuit ce dimanche du 08 mars quand moins d’une dizaine d’hommes à bord d’un mini-bus portant l’immatriculation gouvernementale, ont pris d’assaut le domicile du sieur APEDO Koashie Otto, Conseiller et Chef de sécurité de Monsieur Gabriel Agbéyomé KODJO.

Alors que certains défonçaient le portail à grands bruits, d’autres escaladaient les murs de la maison pour s’y retrouver à l’intérieur dans presque tous les coins. C’est ainsi qu’après avoir fracassé la baie vitrée donnant accès à son salon, ils ont commencé à fouiller partout et dans toutes les chambres, avant de se jeter sur le propriétaire de la maison qu’ils ont menotté par les deux poignets de ses mains devant ses enfants mineurs. Il sera ensuite conduit dans le mini-bus où il découvrit à bord, l’un de ses amis nommé AKATO Koami Dzigbodi, interpellé quelques moments plus tôt, et les deux conduits à une destination jusqu’alors inconnue de leurs familles avec lesquelles ils sont coupés de tout contact.

La LTDH condamne avec la dernière rigueur ces actes indignes d’un Etat de droit et qui sont de nature à ternir l’image de notre pays et du processus de démocratisation en cours sur la terre de nos aïeux.

Il est inconcevable et inadmissible qu’au 21ème Siècle, dans un Etat où les dirigeants prônent le respect des principes fondamentaux des droits humains, des agents au service dudit Etat se permettent d’assaillir de nuit le domicile d’un citoyen sans mandat d’amener, ni de mandat de perquisition délivré par quelque autorité judiciaire que ce soit.

La Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) demande aux autorités compétentes, tant gouvernementales que judiciaires, d’une part, de mettre fin à ces violations des droits humains dont sont victimes les nommés APEDO Koashie Otto et AKATO Koami Dzigbodi, en les libérant purement et simplement depuis leur lieu secret de détention, et d’autre part, de soumettre les auteurs de ces actes répréhensibles à la rigueur de la Loi.

Fait à Lomé, le 11 mars 2020

Le Président,Maître Célestin Kokouvi AGBOGAN

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