Editorial de FSA du 24 décembre 2016 : L’Afrique s’inscrit irréversiblement dans une dynamique démocratique

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L’année 2016 sera l’année de confirmation de cette assertion. Ici et là sur le Continent noir, la tendance est nette. Depuis le printemps arable, les choses ont beaucoup évolué surtout cette année 2016. Nous n’avons pas coutume, à la rédaction de FSA, d’enjoliver les choses. Notre philosophie c’est la rigueur, la déontologie, le réalisme, le refus de la langue de bois.
 
Notre assertion n’est pas une affirmation gratuite. Nous avons conscience de ce que, selon que l’on soit afro-optimiste ou afro-pessimiste, le verre sera jugé à moitié plein ou à moitié vide. La rigueur de notre analyse ou observation nous permet d’affirmer que le processus démocratique est irréversiblement enclenché et ira jusqu’au bout.
 
Si la question c’est l’Afrique sera-t-elle complètement démocratique d’ici fin 2017, la réponse est évidemment NON ! A l’interrogation, le chemin est-il complètement balisé pour y parvenir ? Là aussi la réponse c’est NON ! Mais, de notre point de vue, la question qui sied le mieux c’est, l’Afrique veut-elle de la démocratie et se bât-elle pour y arriver ? Y a-t-il des signes ou des faits attestant de cette avancée ? Sans hésitation, nous répondrons OUI. Et ce n’est pas le Professeur à l’université de Columbia à New York, Mamadou Diouf qui nous contredirait quand il affirmait très récemment chez nos confrères de RFI que « C’est la prise de conscience et la mobilisation populaire qui change le monde. Et cette dernière progresse nettement en Afrique. »
 
Hier, l’Afrique du Sud, le Mali, le Bénin, le Sénégal, le Ghana, le Nigéria, le Libéria, le Cap-Vert et la Guinée, pour ne citer que ceux-là, avaient ouvert la brèche et semblent, pour la plupart, consolider leurs avancées. Aujourd’hui le Burkina Faso est rentré dans la dynamique. Aujourd’hui encore le Ghana et le Mali ont confirmé.
D’autres témoignages de cette bonne augure sont les démonstrations de force faites et que continuent de faire les peuples gabonais, congo-brazzavillois, congolais de la RDC, burundais, tchadiens et gambiens. Ces peuples ont su démontrer leur volonté d’en finir avec les pratiques d’une autre ère. Ils n’ont certes pas encore acquis leur libération effective, mais beaucoup de choses ont bougé. Leurs tyrans ont vacillé, chose qu’ils n’ont jamais connue auparavant. Ils ont dû être davantage ingénieux – dans la médiocrité et la perversité bien-sûr – pour garder encore les attributs du pouvoir. Mais pour combien de temps encore ? Ne dit-on pas que la lutte populaire est invincible ? Oui, mais à condition que la lutte soit effectivement menée ; et dans le cas des peuples cités, c’est le cas. Les tyrans finiront par rompre à force de plier sous ce poids populaire. Ils ne sauront faire le roseau dans leurs cas.
 
Nous constatons que c’est en Afrique de l’Ouest qu’il y a plus de résultats probants. Cependant, des brebis galeuses demeurent et traînent le pas. C’est le cas du Togo qui, pourtant, un des premiers pays à déclencher la lutte démocratique dans la sous-région. Après une énième parodie d’élections présidentielles en 2015, après d’être assis sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles promises et réclamées par le peuple togolais mais aussi par les partenaires bailleurs, le pouvoir togolais se mure dans une mauvaise foi légendaire, se terre dans un immobilisme narquois, végète dans un mépris absolu à l’égard de son peuple et, enfin, fait montre d’une certaine hostilité voire une allergie à toute idée progressiste.
 
Le peuple togolais n’en démord pas pour autant. Diverses couches le composant jouent leur partition à plein régime. Les syndicats, la diaspora, la presse, les étudiants et certaines formations politiques prennent leurs responsabilités. Osons croire que 2017 sera l’année de la convergence effective de tous ces pôles d’actions afin qu’un jour nouveau s’élève sur la Terre de nos Aïeux. Toutes les forces du changement, tous les togolais épris de la gouvernance du peuple par le peuple et pour le peuple, tous les compatriotes aspirant au Togo nouveau doivent se donner rendez-vous en 2017 pour que les ténèbres s’éclaircissent. Nous devons obtenir les réformes en 2107. Ce doit être l’objectif prioritaire pour la nouvelle année. Si toutes les forces convergent là-dessus, il se réalisera.
 
Enfin, nos organisations sous-régionales, la continentale et les internationales doivent à présent agir. Le temps des paroles, des déclarations et autres gesticulations est révolu. Les peuples africains aspirent à la libération, à la démocratie et le démontrent quotidiennement au pris de leur sang. Les africains ont versé trop de sang pour la liberté de tous, même celle de leurs tyrans. Appliquez vos textes afin que le berceau de l’humanité respire l’esprit de la liberté et de l’épanouissement. Cela va de la crédibilité desdites organisations mais aussi de la véracité d’une seule humanité.
 
Peuples africains, diaspora panafricaine, combattants de la liberté, la rédaction de FSA vous souhaite UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017 !
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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