LE COUP DE PIEDS DE L’ANE !


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Attaques personnelles gratuites, dénigrements systématiques et pas forcément à un niveau de débats d’idées constructifs que requiert un contexte sociopolitique sain et pacifié, même lorsqu’il s’agit d’une lutte pour la conquête du pouvoir politique.

Bien sûr, l’on pouvait toujours rêver d’un réel champ démocratique où les élites et leaders instaureraient discussions et débats, exposant en partage des idées, les uns par rapport aux autres, face au peuple et susceptibles, dans le seul et unique souci de bâtir un système et une société où il ferait bon vivre pour tous.

Cela suppose l’existence d’un état normal offrant un cadre sociopolitique démocratique. Force est de constater qu’au TOGO, nous en sommes très éloignés. Et la tyrannie ne pouvait engendrer que de telles conditions conflictuelles de tensions permanentes, haines, divisions irréductibles, oppositions stériles des uns contre les autres, pendant que les nations alentours relèvent des défis pour la vie pendant que le peuple togolais lui, attend, végète, désespère, mais ne rompt pas.

A l’approche de nouvelles échéances électorales cruciales, nous assistons au réveil de vieux démons, d’autres empêcheurs de changer en ronds. Ceux-ci, redoublant d’ardeurs autodestructrices et se mettant en concurrence avec le pouvoir en place depuis des décennies, s’illustrent par leur pouvoir de nuisance sans pareil, damant le point au RPT-UNIR.

C’est donc dans ce cadre qu’il faut situer la récente pathétique sortie de Monsieur TIDO, dit ancien secrétaire général de la fédération international de l’ANC, puis de l’UFC lui emboîtant le pas, tous deux s’égarant et en se trompant de cible lorsqu’ils s’acharnent sur Jean-Pierre FABRE et l’ANC.

Quiconque s’est infligé la torture intellectuelle d’aller au bout de la lecture de ces feuilles de choux aux ramassis d’inepties, d’affirmations contradictoires et de contrevérités indigestes, se trouverait assurément dans l’obligation, après s’être passé par un moment d’état de choc, de faire une pause récupératrice de ses esprits, puis se demander :

1 à qui profite ce «crime» ?

2 Jean-Pierre FABRE, ses fidèles compagnons de lutte et l’ANC devraient-ils répondre dans le cadre d’une réaction légitime ?

* D’abord à qui profite ce «crime» ?

Bien sûr, assurément et en tout premier lieu, au clan militaro-Gnassinbgéen dont les caciques rescapés de ce qui reste du RPT historique rebaptisé, depuis UNIR, ceux-ci buvant du champagne au frais de la princesse en se tapotant la panse de plaisir, se réjouissant de cette n ième querelles fratricides de ce l’on pouvait il y a encore peu qualifier d’opposition, faites pour diviser et affaiblir en entamant dangereusement toute chance pour tout démocrate de voir un jour l’avènement de l’alternance démocratique au TOGO.

* Puis tous ceux, ennemis de l’indépendance et du bonheur du peuple togolais humilié et épuisé, par de dizaines d’années de lutte et de résistance politique et sociale, contre une tyrannie transmutée récemment en tyrannie héréditaire gnassingbéenne.

Et enfin, les auteurs de ces récentes provocations caricaturalement gratuites et politiquement non productive provenant d’irresponsables caractérisés par une myopie, voire une cécité intellectuellement inexcusable, incapable qu’ils sont de voir plus loin que le bout de leur nez.

Actes intelligibles que dans un contexte d’allégeance de ces auteurs au pouvoir gnassingbéen en place espérant en retour de retour de retombées politiques, pour avoir tenté de déstabiliser ainsi, leurs concurrents directs pour le bénéfice de RPT-UNIR, le grand gagnant de ces querelles intestines.

En effet, le parti du pouvoir régnant, depuis longtemps aux abois, désormais, un parti « attrape-tout », ne serait pas mécontent de conforter son alliance scellée sous le sceau de la trahison et de renoncement, d’éléments intéressés et inconsistants, de ce qui reste de ce parti (c’est-à-dire, presque rien) l’UFC.

Pendant ce temps, Jean-Pierre FABRE, qui imperturbable, confiant en son destin, poursuit son combat, certes, contre la tyrannie en place, mais depuis peu, aussi, contre certains de ses anciens compagnons de route.

Cela devrait nous inspirer les dispositions de Nelson Rolihlahla MANDELA, au début de son engagement politique. Alors qu’il allait être condamné mort, il a déclara ceux-ci face à ses bourreaux « au cours de ma vie, je me suis consacré à cette lutte des peuples africains. J’ai combattu conte la domination blanche, et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère accomplir. Mais si nécessaire c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Toute proportion considérée à le voir vivre, à l’écouter parler, JPF semble correspondre à ce profil du début de son engagement, de Madiba.

Bien sûr les circonstances et les évènements n’avaient fait que révéler et conforter, une prédisposition de cet homme, qui aimait les gens, aimait son peuple, en le propulsant au pinacle du groupe restreint d’hommes et de femmes s’étant dévoué à la cause de leurs semblables, parfois au péril de leur vie. Jean-Pierre FABRE semble mettre ses pas dans les empreintes de ces héros.

L’on jugerait peut-être fous nos propos ! C’est encore Mandela qui vient nous éclairer sur ces affirmations, lorsqu’il écrit dans : «Un long chemin vers la liberté». Page 117 : « Je suis incapable d’indiquer exactement le moment où je suis devenu politisé, le moment où j’ai su que je consacrerai ma vie à la lutte de libération ».
Mandala nous apprend là que ce sont les circonstances et les évènements qui révèlent les héros.

La situation socio politique au Togo révèle les siens. Et JPF est de ceux la. Alors peu importe que ce dernier ait initié les marches du peuple togolais pour la revendication de ses droits et contre l’injustice.
Marches qui d’ailleurs ont suscité l’engoûement des togolaises et togolais, et qui finissent par pousser les différents leaders de l’opposition à se rassembler autour de JPF afin de donner toutes ses chances à l’alternance politique.

Peu importe que Jean-Pierre FABRE, alors secrétaire général de l’UFC ait participé à la recherche par négociation et du compromis, le partage du pouvoir avec le régime en place.
Après avoir constaté l’impossibilité de sa mission, a osé dire non.
Non à la compromission, même à Gilchrist OLYMPIO.
Mais il reste fidèle aux idéaux d’un autre OLYMPIO, assassiné celui là, un 13 janvier 1963.

Jean-Pierre FABRE est celui qui ose dire non à la tyrannie, non la perpétuation de l’injustice, du népotisme, de la partition du pays et du peuple togolais. Il est reconnu par ceux la même qui le combattent comme l’homme qui a permis la reconstruction d’une opposition crédible au Togo. Gilchrist lui-même reconnaît ses qualités de leader et de grand travailleur.
Il disait qu’à part lui il n’y a personne d’autre pour prendre la relève.
Il ne lui reconnaît qu’un seul défaut, il est jeune et fougueux.

Jean-Pierre FABRE se construit en édifiant l’outil de l’ABLODE : l’expression togolaise de la démocratie.

Kwamey ATSHOKPLADO

 

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