Le général Mohamed Titikpina accusé d’obstruction à la libération de Gérard Adja, Abass Kaboua, Alphonse Kpogo

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Plus de 5 jours après l’accord obtenu à la suite du « mini dialogue » intervenu entre l’opposition et le pouvoir de Lomé II, une partie des clauses de cette attente peine à être appliquée ou est appliquée à « minima », dénoncent les formations politiques de l’opposition qui ont pris part à cette rencontre.
 
Le différend porte sur la décision de remise en liberté des personnes détenues dans le cadre de l’affaire des incendies des marchés de Lomé et Kara. Selon les informations recueillies, l’opposition et le gouvernement avaient décidé d’accorder la priorité de cette libération aux détenus susceptibles de se représenter aux élections législatives à venir.
 
« Nous pensions particulièrement à Gérard Adja, Abass Kaboua, Alphonse Kpogo, Olivier Amah et plein d’autres », a indiqué en guise de confidence à Afreepress, l’un des participants à la rencontre. Mais, aux files des jours, l’espoir de voir en campagne ces leaders de l’opposition aujourd’hui détenus s’effrite d’où l’inquiétude exprimée par certaines formations de l’opposition à l’instar de la Coalition Arc-en-ciel et du parti OBUTS d’Agbéyomé Messan Kodjo.
 
Me Dodji Apévon, président national du Comité d’action pour le renouveau (CAR), parti membre de la Coalition Arc-ne-ciel se refuse à parler de « marché de dupes ». « C’est vrai que nous avons engagé des négociations pour que tous ceux qui sont engagés dans l’affaire des incendies soient libérés. On nous a dit que les dossiers seront étudiés au cas par cas et au moins ceux qui peuvent être des candidats potentiels seront libérés. C’est sur cet accord que nous nous sommes séparés », a-t-il confié ce mercredi.
 
Parmi la dizaine de personnes remises en liberté grâce à cet accord, Me Apévon dit n’avoir pas vu de « candidats potentiels » sauf Ouro Akpo Tchagnao. « Les personnes que nous avons en vue et qui sont aussi concernées par cette affaire et qui pourraient être de potentiels candidats ne sont pas encore libérées. Lorsque nous pensons à Gérard Adja, Alphonse Kpogo, Abass Kaboua, Jean Eklu, nous sommes déçus que ces gens-là ne soient pas libérés et c’est là où notre déception est grande.
 
Nous sommes encore en train de taper à toutes les portes pour que tous ceux qui ont participé à la rencontre puissent intervenir », a-t-il laissé entendre et d’ajouter qu’il y’a des personnes qui « font tout pour que l’accord ne soit pas appliqué. « Nous devons tout faire pour dominer les forces du mal où qu’elles se trouvent », a conseillé le patron du CAR.
 
Au rang de ces personnes animées par des « forces du mal », on classe le Génaral Mohamed Atcha Titikpina, Chef d’État-major des Forces armées togolaises (FAT) et ancien ministre de la Sécurité du Togo. D’après de plusieurs sources, l’homme serait à l’origine du refus de libérer les « candidats potentiels ». « Plusieurs sources m’ont confirmé que c’est Titikpina qui s’oppose à ces libérations », se risque un autre leader ayant pris part à la rencontre présidée par Mgr Nicodème Barrigah.
 
afreepress
 
 

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