Le gouvernement a les yeux rouges devant les travailleurs furieux

stt_1ermai2013
 
Rien ne va vraiment entre le gouvernement et la synergie des travailleurs du Togo.
 
La rencontre ultime de mercredi qui devrait déboucher sur la signature d’un accord définitif sur les huit points de la plateforme des travailleurs, n’a rien donné.
 
Au contraire, les représentants du gouvernement ont brillé par leur dilatoire et des théories mesquines.
 
Conséquence, les discussions se sont étirées sur des heures pour enfin accoucher d’une souris. Rien à se mettre sous la dent.
 
Une raison suffisante pour monter la colère des travailleurs qui ont décidé, unanimement jeudi de faire un sit-in devant le ministère de l’enseignement supérieur au moment où vont reprendre les discussions.
 
« Nous n’avons pas de choix que de faire monter encore la pression sur ces gouvernants qui semblent ne rien comprendre à nos difficultés » s’est indigné un enseignant de collège.
 
Pourtant, le principal négociateur du gouvernement, octave Nicoué Broohm avait promis fermement que le gouvernement ferait tout pour faire de propositions concrètes qui vont permettre la signature de cet accord mercredi.
 
Dans la foulée, pour montrer leur bonne fois, les travailleurs ont suspendu leur mot d’ordre de grève pour la journée de ce mercredi en vue de permettre l’évolution positive des échanges.
 
Face ce ènième échec de ces négociations, les travailleurs ont donc compris qu’il faut passer à une étape supérieure.
 
« N’ayez pas peur des policiers, n’ayez pas peur de gendarmes, n’ayez pas des militaires, ils sont avec nous. Ils ne feront rien. Autant que nous sommes ici nous serons rassemblés là-bas, nous serons comme un seul homme pour dire au gouvernement ça suffit », a déclaré le Dr Tsolenyanu Gilbert porte-parole de la STT.
 
Il est convaincu que le Togo a les moyens de doubler les salaires des fonctionnaires pour peu que l’on rationalise un peu la gestion des ressources de l’Etat.
 
Les travailleurs se retrouvent dont à 15 heures dans la cour du ministère de l’enseignement supérieur pour faire leur sit-in pacifique en vue de contraindre le pouvoir à lâcher du lest dans les négociations en cours.
 
C’est donc les yeux rouges que les représentants du gouvernement devront se résoudre à faire de nouvelles offres qui puissent calmer le courroux des fonctionnaires togolais.
 
togoinfos
 
 

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