Le gouvernement supplie les enseignants d’accepter ses propositions

Florent-Manganawe

«Nous supplions les enseignants d’accepter ce que nous leur proposons et les discussions continueront pour trouver des solutions durables ».

Tels sont les propos du ministre des Enseignements Primaire et Secondaire, Florent Maganawé au cours d’une conférence de presse faite mardi pour expliquer à la population « les tenants et les aboutissants » de la crise qui secoue le secteur de l’éducation.

Et par propositions, le ministre entend la prime globale d’incitation à la fonction enseignante fixée à 10 000 francs par mois pour les enseignants de la catégorie A et 8 000 francs pour ceux des autres catégories, propositions que les enseignants ont déjà rejeté le 22 octobre dernier et qui sont à l’origine du mot d’ordre de 3 jours lancé par les fédérations des syndicats d’enseignants.

Pour le ministre, les contraintes liées aux prévisions du budget de l’exercice 2014 et le nombre élevé des enseignants ne permettent pas au gouvernement d’allouer 26 milliards de francs CFA pour satisfaire aux revendications faites par les enseignants dans leur plateforme de six primes.

« Il vaut mieux penser à une prime globale parce que les prévisions pour le budget 2014 s’élèvent à 99 milliards de francs avec 68 milliards pour assurer les dépenses en ressources humaines. De plus, nous sommes victimes du nombre d’enseignants qui s’élève à 30 000 sur un total d’un peu plus de 47 mille fonctionnaires. Du coup, quand on accorde un franc, il faut le multiplier par 30 mille », a expliqué M. Maganawé.

Pour le gouvernement, l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants passe également par la construction et l’équipement des salles de classes pour contenir la demande et la mise en place d’une structure de micro-finance qui peut accompagner les enseignants.

Aussi, la fermeture des établissements scolaires est une mesure qui empêcherait les élèves à se mettre une fois encore dans la rue, comme se fut le cas l’année écoulée pour réclamer les cours que les enseignants veulent considérer comme faits au moment de la grève.

Toutefois, le ministre a réitéré la disponibilité du gouvernement à continuer les discussions aves les représentants des enseignants pour trouver rapidement une issue favorable à cette crise.

Telli K.

 
afreepress
 

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