Le ministre nie tout achat de consciences par UNIR lors de la campagne électorale

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Législatives 2013/ Me Yacoubou Hamadou, un mythomane impénitent et incurable ?

 
Après sa bourde médiatique suite au décès de Douti Sinanlengue, Me Yacoubou Hamadou, ministre de son état, n’est pas près de changer. « Parler d’achats de consciences, c’est porter des injures gravissimes à l’endroit des populations ». Ces propos, vous vous en doutez peut-être, sont de cet ex-droitdelhommiste devenu un ardent défenseur de la dictature rampante. Là, il tentait, sur une radio privée de la place, en dépit des preuves qui existent, de donner une réplique à l’opposition qui accuse l’UNIR d’avoir recouru à des achats massifs de consciences. Serait-il un pécheur impénitent, un mythomane incurable ?
 
Président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme en 2005 et 2006, Me Hamadou Yacoubou ne cesse d’être une curiosité pour l’opinion nationale depuis qu’il a été « débauché » de la tête de cette organisation de défense des droits de l’Homme.
 
En effet, pour une mue, disons plutôt une métamorphose, la personnalité actuelle de cet avocat de profession en est une. Maintes fois sollicité pour défendre le pouvoir en place cité dans des affaires de violations des droits de l’Homme, Hamadou Yacoubou mettait le cœur à l’ouvrage et ravissait même la vedette aux caciques du pouvoir. Son zèle au profit de Faure Gnassingbé n’était plus à démontrer. Les dossiers qui souillaient la République, c’est à lui qu’il revenait de les défendre. Même les plus puants. Celui du rapport tronqué de la CNDH sur la pratique d’actes de tortures sur les codétenus de Kpatcha Gnassingbé dans la fable d’atteinte à la sûreté de l’Etat notamment. Son nom figurait sur la liste de ceux qui ont expurgé le Rapport, selon les révélations de «La Lettre du Continent».
 
Un défenseur des droits de l’Homme peut-il défendre un Etat qui torture ses citoyens ? La négative paraît plus soutenable, par objection de conscience et si on n’a pas été président de la LTDH par opportunisme, mais par conviction. Mais en la matière, Me Yacoubou Hamadou, et Me Lionel Sanvee, ancien président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), sont en train de rivaliser d’ardeur. Seul point de divergence, les créneaux qu’ils empruntent.
 
Très affecté à l’époque par les tirs croisés qui l’atteignaient, l’homme avait paru fortement ébranlé. Visiblement, sa conscience le tenaillait. Le baptême de feu a-t-il été si terrible ? Il allait démissionner, avaient parié certains. Mais erreur de pronostic. L’homme se remettra d’aplomb, et refera parler de lui, toujours négativement. Le plus grave impair à l’époque était son mensonge sur l’origine ou les causes du décès d’Anselme Sinanlengue, l’une des victimes collatérales de la crise profonde qui a opposé la STT et le gouvernement. Au plus fort de cette crise, l’homme se promenait de radio en radio, bref envahissait les médias pour y débiter ses contre-vérités, jusqu’à se faire prendre « la main dans le sac », comme on le dit vulgairement, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il avait donnée.
 
En s’essayant à un médecin, qualification qu’il n’avait pas, il s’était permis de conclure, à la lumière du rapport établi par le médecin Dr Séwa Edoé Viyomé, que « ce n’est pas sur des coups qu’on a des intestins perforés. Les éléments d’une expertise médicale disent clairement que c’est une infection. Je ne pense pas que ce soit sur des coups. Le démenti du gouvernement est formel et ce n’est pas vrai ce qui a été dit sur Rfi et nous réagirons en conséquence». Selon lui, le décès serait consécutif à une infection dont souffrait le jeune Douti. Une péritonite aiguë. Il réagissait ainsi à une déclaration publiée le 19 Avril 2013, dans laquelle la Synergie des Travailleurs du Togo a formellement démenti cette affirmation: «DOUTI Sinanlengue a subi des violences et des coups portés au ventre ; ces coups ont occasionné des lésions internes qui ont entrainé sa mort».
 
Plus tard, le Conseil national des Chirurgiens sortira de son silence pour rétablir la vérité et confondre davantage le ministre. Selon ce conseil, Douti Sinanlengue était bel et bien mort de coups portés à son ventre. Là, l’avocat de profession venait encore de se couvrir de ridicule.
 
Mais il frappe encore plus fort, après sa brillante élection (sic) lors des dernières législatives sur fond d’achats de consciences perpétrés à Atakpamé.
 
 


Echo de campagne: arrivage du riz Faure Gnassingbé version UNIR à Cinkassé [14/7/2013]
 
A Cinkassé ce 14 Juillet 2013, c’est l’arrivage du riz Faure Gnassingbé version UNIR, déchargé d’un camion pour acheter les consciences. Cette fois ci, pour les élections législatives, ce sont des petits sacs de 5kg, vraisemblament UNIR c’est pas FAURE. Sur présentation de la carte UNIR, on obtient 2 sacs.

 
 
En effet, il balaie du revers de la main toutes les accusations de l’opposition et glose que ce serait « porter des injures gravissimes à l’endroit des populations que de parler d’achats de consciences ». Sur une chaîne de radio privée de Lomé, Jean Kissi, Secrétaire national du CAR avait pourtant fait des révélations dans lesquelles il a accusé l’ancien défenseur des droits de l’Homme d’avoir orchestré de vastes opérations d’achats de consciences à Atakpamé.
 
Le 19 juillet 2013, dans le village de Noupokou Dammipi, ministre des Transports, il y a eu une distribution massive du riz estampillé « Faure Essozimna Gnassingbé » aux populations affamées. Qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cette subite magnanimité de Faure Gnassingbé envers les populations à six jours des législatives ? Une poignée de jours plus tôt, soit le 14 juillet, un camion arrivé à Cinkassé a déchargé du riz Faure Gnassingbé. Pour servir à l’achat des consciences. A preuve, sur présentation de la carte de membre d’Unir, chacun repartait avec deux sacs de 5 kg. C’est là, un échantillon des opérations d’achats de consciences perpétrées par le parti présidentiel que Me Yacoubou Hamadou tente désespérément de défendre.
 
Au regard de tout ce qui précède, l’opposition n’est-elle pas fondée à dénoncer de faux résultats électoraux ? Ou encore « l’industrialisation de la fraude électorale au Togo », « une perversion des résultats au moyen d’un recours massif à la corruption par la distribution de vivres, des paquets de tôles ondulées galvanisées, des tissus pagnes, et de sommes d’argent destinés à influencer le vote, à l’achat des consciences, au bourrage d’urnes, et à l’usage de bulletins prévôtés, distribués aux populations » ?
 
Visiblement, Me Yacoubou Hamadou est un mythomane incurable qui vient de rater une nouvelle occasion de se taire.
 
Magnanus FREEMAN
 
Liberté Togo

 
 

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