Le Togo sous les coups des amendes permanentes

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Affaire des neuf députés, affaire Agba Bertin, affaire Kpatcha Gnassingbé….
 
Le Togo a pris sérieusement de coups ces derniers mois dans ces affaires chiffons dans lesquelles le politique a voulu se fourrer le nez pour opérer des règlements de comptes malsains et immoraux.
 
Après avoir tergiversé, après avoir ergoté, après avoir joué au dilatoire, des mois durant, le régime de Faure Gnassingbé a finalement compris qu’il ne peut plus se dérober de cette responsabilité qui lui incombe de réparer le tort causé aux neuf députés proches de l’ANC, arbitrairement exclus du parlement par le vieux septuagénaire, qui par vengeance, a voulu en finir avec le nouveau parti de ses anciens lieutenants qui l’ont abandonné seul dans son aventure suspecte avec Faure Gnassingbé.
 
Finalement, en dehors des 3 millions que l’Etat doit verser à chacun des neuf députés, il s’est aussi engagé, à la suite du dernier accord, à prendre en charge leurs émoluments pour le reste de leur mandat, soit environ trois ans de salaire.
 
Voilà donc des millions de francs fcfa du contribuable togolais qui devront être versés en guise de dédommagement pour un acte débile et irresponsable posé par un vieux sénile sous la bénédiction et l’onction des ténors d’un régime tout aussi irresponsable. Quel gâchis !
 
Ce n’est pas tout. Alors que le pantin de garde des sceaux du Togo se bombe le torse pour faire lancer des mandats d’arrêt contre Agba Bertin, il fait semblant d’oublier que la Cour de Justice de la CEDEAO a ordonné à l’Etat du Togo de verser la somme symbolique de 8 millions de fcfa à Agba Bertin pour le préjudice moral et la détention arbitraire dont il a été victime….
 
Là aussi il s’agit bien d’une cabale politique ourdie contre cet homme et contre l’ancien ministre de l’administration territoriale Pascal Bodjona par le pouvoir de Faure Gnassingbé.
 
Conséquence, le Togo s’en sort avec non seulement des amendes, mais surtout des humiliations et une descente aux enfers devant la communauté internationale qui s’est rendu compte, à partir des témoignages de Loïk Le Floch-Prigent et des différents arrêts de justice, du décret de malhonnêteté et d’immoralité du pouvoir du Togo.
 
L’isolement flagrant dont Faure Gassingbé fait l’objet aujourd’hui de la part des puissances occidentales et de certains chefs d’Etats africains vient justement et en bonne partie de cette crapuleuse affaire.
 
Enfin, vient l’épineuse affaire du complot contre la sûreté intérieure de l’Etat dans laquelle les agents de l’ANR ont posé des actes bestiaux vis-à-vis des détenus et qui ont ensuite été passés par perte et profit par la justice togolaise qui, téléguidée par le pouvoir, a cru devoir condamner ces gens malgré les cas évidents de traitements inhumains et dégradants dont ils ont fait l’objet lors de leur détention au secret.
 
Une fois l’affaire portée auprès d’une instance hors du Togo, l’Etat se voit, une fois encore condamné à verser de lourdes sommes aux plaignants. 20 millions de fcfa à chacun de ceux qui ont été torturés et trois millions pour ceux qui ne l’ont pas été.
 
Il faut juste rappeler que plus d’une vingtaine de personnes sont concernées par cette affaire et plus d’une quinzaine ont été victimes de la torture.
 
Un petit calcul donne une petite idée de ce que l’Etat doit verser à ces victimes à cause des bassesses et de l’irresponsabilité de nos dirigeants.
 
Que ceux qui défendent la cause du diable comprennent pour de bon qu’en matière de justice, la procédure prime sur le procès et que dès lors qu’il s’est avéré que la procédure qui doit conduire à un procès souffre d’une infirmité si minime soit-elle, il ne saurait y avoir de procès équitable.
 
Il s’agit là des principes universellement connus de tous. Le Togo ne va pas fabriquer ses principes de droit à lui tout seul.
 
Voilà donc en moins d’un an, trois affaires crapuleuses conduites par le pouvoir togolais qui se soldent par une lourde tribu de près d’un milliard que le contribuable togolais devra payer gratuitement par la seule faute de ses dirigeants.
 
Et dans une telle situation, les gens continuent de se blaser les cœurs pour soutenir l’insoutenable au moment où le pouvoir de Faure Gnassingbé fonce tout droit dans le mur.
 
Combien faut-il au Togo pour régler le problème des enseignants ? Des médecins ? Des magistrats ? Des agents de l’administration pénitentiaire ? Des retraités ? Que faut-il au Togo pour doter les campagnes d’écoles et d’eau potable ?
 
togoinfos
 
 

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