Législatives : il n’y aura pas de député CST dans la Kozah (Nord)

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L’invalidation de la candidature du CST, dans la Kozah a porté à croire qu’il n’y aura pas une véritable compétition dans cette circonscription électorale. Cette crainte vient d’être confirmée.
 
La Cour Constitution vient suite à une requête de Me Abi Tchessa, de confirmer l’invalidation de la liste du Collectif Sauvons le Togo (CST) dans la Kozah. Le requérant avait fait valoir dans sa requête que, « la candidate, dans la précipitation, a produit par inattention, pour la constitution de son dossier de candidature, deux (2) photocopies légalisées de son acte de naissance ne portant pas la mention de changement de prénom ».
 
Une erreur matérielle qui portait sur les prénoms de madame Bodjona, qui figure sur la liste. Un problème que trainent les Togolais du fait de la valse de changements des prénoms consécutifs à la politique d’authentification, décrétée en son temps par Gnassingbé Eyadéma et sur laquelle la Conférence nationale est revenue.
 
La Cour Constitutionnelle arguant une incohérence de nom et prénom sur les actes d’état civil ; avait rejeté la candidature dont la tête de liste est Me Abi Tchessa. Une décision sur laquelle la Cour du président Aboudou Assouma n’est pas revenue, rejetant dans sa décision du 27 juin, la requête du président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR). La candidate dont l’erreur sur les prénoms fonde le rejet de la candidature, n’est autre qu’une parente à l’ancien collaborateur de Faure Gnassingbé, tombé en disgrâce au sein du clan, Pascal Bodjona.
 
« Ils ont rejeté cette candidature parce que le parti au pouvoir redoute le CST même à Kara », analyse un autre candidat du PSR dans le fief supposé de UNIR, Philippe Atakpa, tête de liste à Sotoboua. Mais tout comme le CST, une requête de l’Union des Forces de Changement (UFC) dans la circonscription électorale de Dankpen, a été rejetée par la Cour Constitutionnelle, qui a constaté qu’un des candidates sur la liste ne remplissait pas le critère d’âge.
 
Les militants du CST pourraient cependant choisir de soutenir la liste de la Coalition Arc-en-ciel dans cette circonscription électorale, dont le Chef de l’Etat est originaire.
 
Malgré le non respect de leurs exigences, les deux regroupements de l’opposition continuent par l’impliquer dans le processus électoral qui devrait déboucher sur la tenue des législatives le 21 juillet 2013. Le CST et la Cioalition Arc-en-ciel ont versé les cautions des candidatures au trésor public et devront être au siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) demain samedi pour la validation de leurs logos.
 
koaci
 
 

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