Les faucons du pouvoir exposent leur gloutonnerie sur les antennes

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Padoumhekou_Tchao


Lorsque nous écrivons au quotidien que ce qui préoccupe Faure Gnassingbé et ses amis n’est autre chose que l’intérêt matériel et les privilèges liés au pouvoir, d’aucuns pensent que nous exagérons.
 
Heureusement que tout ce que nous affirmons au préalable se confirme au jour le jour par les dirigeants eux-mêmes.
 
Oui, consciemment ou inconsciemment, les faucons du pouvoir trahissent le fond de leur pensée à travers les actes et les propos qu’ils tiennent sur les antennes des radios et télévisions locales.
 
Tenez, au lendemain du rejet maladroit et irresponsable du projet de loi sur les réformes, Gilbert Bawara, ministre de l’administration territoriale et Christophe Tchao, président du groupe de la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale ont délié leur langue.
 
Ils ont jugé utile, face aux acerbes critiques dont le pouvoir fait l’objet, de sortir de leurs gongs pour jeter l’anathème sur l’opposition dont l’intransigeance aurait conduit à l’échec des réformes.
 
Sur RTDS, Padoumhèkou Tchao, pour justifier le rejet du projet par ses collègues députés de la majorité, a dit que le pouvoir a fait beaucoup d’efforts à l’endroit de l’opposition et que celle-ci aurait tout simplement manqué de réalisme.
 
Il a fustigé la politique du « tout ou rien » de l’opposition, estimant surtout que celle-ci est obsédée par l’idée de faire partir à tout prix Faure Gnassingbé du pouvoir.
 
Bien sûr l’homme de Pagouda dont les origines ont finalement glissé vers Sotouboua paraissait cohérent. Il en est d’ailleurs de même pour le jeune ministre de Siou qui n’a pas manqué de mots pour décrire avec éloquence les manquements de l’opposition qui ont finalement conduit au rejet du projet de réforme.
 
Et à les entendre de près, l’on a le net sentiment qu’ils sont en train de se disputer un gâteau dont le partage cause problème avec leurs adversaires d’en face.
 
Il ne saurait d’ailleurs en être autrement lorsque l’on se rappelle que pour contourner l’impératif de l’organisation des élections locales, le même ministre de l’administration territoriale avait fait une offre de partage des communes à l’opposition.
 
Soyons un peu sérieux. Le pouvoir a-t-il besoin de faire des concessions vis-à-vis de l’opposition pour faire des réformes ?
 
Messieurs Bawara et Tchao, que visent en réalité les réformes politiques au Togo ? Comment Faure Gnassingbé et ses amis gloutons conçoivent-ils l’idée des réformes institutionnelles et constitutionnelles dans notre pays ? Où placent-ils vraiment l’intérêt du peuple dans tous les actes qu’ils posent au sommet de l’Etat ?
 
Bon Dieu ! Les gens ont vraiment perdu leur âme au point de réduire le Togo et son peuple au prix de leurs privilèges et de leurs avantages matériels. Quelle indécence !!! Quelle légèreté !!!
 
Alors nos dirigeants sont-ils en train de soutenir que sans l’opposition jamais ils n’initieraient de réformes politiques dans ce pays ?
 
Nos dirigeants ont-ils besoin de la pression de l’opposition et des chancelleries pour s’engager sur le chantier des réformes ?
 
Parlons-nous à cœur ouvert : Le Togo est vendu. Le Prince et ses amis ont tout simplement bradé l’intérêt supérieur de la Nation sur l’autel de la gloire et de des privilèges. Merde….
 
L’on comprend alors pourquoi depuis huit ans où l’APG a préconisé ces réformes, le Prince n’a daigné frémir.
 
Il préfère de loin l’impasse politique ou même la guerre civile à un scrutin à deux tours par exemple. Et le motif est simple, conserver autant que possible le pouvoir. Même s’il faut y faire plus d’années que son père défunt, le fils-héritier est prêt. Quelle prétention !!!
 
C’est vrai que beaucoup d’écrivains et hommes d’Etat avisés ont souvent affirmé dans leurs écrits que le pouvoir saoule et déformes radicalement l’homme.
 
Ils ont souvent décrit les pièges auxquels sont exposés les Chefs d’Etat qui, très souvent, s’oublient facilement dans les privilèges et les vénérations de leurs collaborateurs.
 
Mais jamais l’on aurait imaginé qu’en ce XXIème siècle un dirigeant, jouissant de l’ensemble de ses facultés puisse perdre absolument le bon sens et la raison juste parce qu’il a subitement développé un goût inextinguible pour le pouvoir.
 
Jamais il ne viendrait à l’esprit d’un homme lucide qu’une âme bien faite, pourrait aussi facilement basculer dans la tyranie juste pour des questions d’intérêt personnel. C’est affreux.
 
L’on comprend alors combien nos dirigeants ont été suffisamment saouls au point d’embastiller un frère de sang, pendant plus de 5 ans dans une cellule de la prison civile de Lomé.
 
L’on comprend de mieux en mieux, pourquoi le Prince et ses amis ont développé une telle obsession à démolir tous ceux qui, autour d’eux, ont commencé à prendre de l’aura et des valeurs charismatiques.
 
L’on découvre aujourd’hui la raison qui fonde l’instrumentalisation éhontée de la justice au Togo.
 
L’on comprend enfin pourquoi, la seule chose qui préoccupe le Prince au Togo, reste l’armée, cette armée qu’il utilise comme l’épée de Damoclès pour intimider le peuple et les leaders de l’opposition.
 
Mais tout ce forcing et ces divagations peuvent lui réussir et durer combien de temps encore ?
 
togoinfos
 

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