Les scandales de la République : Le Front citoyen demande que la lumière soit faite sur ces crimes

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Par togoscoop.info

Depuis que cette affaire de détournement de fonds publics par la famille ADJAKLY a été révélée par nos confrères du bi-hebdomadaire « L’Alternative », elle fait les choux gras de la presse locale. Mais du côté du gouvernement et du parti au pouvoir c’est le silence radio. Cependant on a noté une réaction croisée de deux députés de l’opposition. Si le député-président du groupe parlement NET-PDP, Gerry TAAMA, parle d’un délit d’initié à ramification politico-familiale, c’est la réaction du député-président du groupe parlementaire UFC, Sena ALIPUI qui, a surpris plus d’un. Sans ambages, il trouve qu’il s’agit d’un règlement de compte soutenant même qu’il « n’y a rien de sérieux, de tangible et de documenté pour interpeller » le ministre en charge du secteur. Une sortie jugée maladroite par bon nombre de citoyen et qui a reçu des tirs croisés. 

Dans la droite ligne des réactions sur cette affaire, le Front citoyen Togo debout (FTCD), l’un des principaux mouvements de la société civile qui a réagit. Dans un communiqué rendu public ce jour, le Front dirigé par le Professeur David Ekoué DOSSEH a « exprimé sa vive préoccupation face au silence du gouvernement au regard des différents scandales financiers en cours dans notre pays et révélés par plusieurs journaux de la place ».

Pour le Front, de tels faits s’apparentent à des crimes économiques qui portent directement atteinte à l’économie nationale. Si par le passé, plusieurs scandales de ce type ont également été révélés (notamment les multiples détournements des fonds destinés à la construction des voies publiques, les malversations des fonds destinés à soutenir l’équipe nationale du Togo lors des compétitions internationales (CAN) etc.), nombre d’entre eux n’ont fait l’objet d’aucune enquête ou poursuite de la part des pouvoirs publics ou des institutions compétentes de la République. 

De tels scandales, poursuit le communiqué,  ne peuvent être laissés sous silence et il est grand temps que les citoyens togolais soient régulièrement informés de la gestion du patrimoine national. 
C’est pourquoi le FCTD en appelle instamment à la responsabilité du gouvernement afin que toute la lumière soit faite sur ces crimes de haute concussion, y compris des soustractions, des détournements des deniers et des biens publics, ainsi qu’autres infractions assimilées à la corruption, entraînant de graves répercussions sur l’économie nationale. 

Le FCTD en appelle également à la mobilisation de tous et de chacun afin que le patrimoine national soit géré dans l’intérêt de toutes les filles et de tous les fils du Togo et ce, conformément à l’article 38 de notre Constitution selon lequel : « Il est reconnu aux citoyens et aux collectivités territoriales le droit à une redistribution équitable des richesses nationales par l’Etat ».

Pour le FCTD, toute inaction du gouvernement et de la justice en la matière, ajoutée à l’impunité qui règne au sujet des violations des droits civils et politiques, constitue une très lourde faute morale et un manquement grave à leurs devoirs envers leurs concitoyens. « L’Etat doit nécessairement et impérativement veiller à ce que la lumière soit faite sur ces crimes et adopter une 
politique de transparence. Sans transparence il ne peut y avoir de confiance 
», conclut le communiqué.

Faut-il rappeler que dans ses parutions ns°879 et 885 des 09 et 30 juin 2020, le bihebdomadaire « L’Alternative » a rendu public deux articles intitulés : « Importation du pétrole/les dessous d’un grand scandale », « T-OIL, l’autre grande épicerie de la République ». Ces articles soulignent et démontrent, au travers d’informations assez troublantes et précises, l’existence de détournements de près de cinq cents milliards (500.000.000.000) de francs CFA. Une information similaire a été relayée par le quotidien « Liberté » dans sa parution n°3167 du 15 juin 2020 sous le titre : « Le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPP) dégage un bénéfice de plus de 3.5 milliards par an ».

 De son côté, l’hebdomadaire togolais « Le Correcteur », dans sa parution du 16 juin 2020, titre : « Togo, programme Novissi, l’autre scandale de la République : plus de 11 milliards évaporés. 4 larcins appréhendés pour couvrir le crime ».

source : togoscoop.info

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