Les Togolais toujours dans l’attente de la nomination d’un nouveau premier ministre

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Faure Gnassingbé (d) et son valet de zélé de PM Sélom K. Klassou (c) | Photo : DR

Déjà des noms des personnalités circulent comme pressenties

Depuis l’investiture de Faure Gnassingbé, président démocratiquement élu le 3 mai dernier pour un nouveau mandat, les Togolais attendent dans la fébrilité, la démission du premier ministre Sélom Klassou suivie de la nomination d’un nouvel autre par le Chef de l’Etat, en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Curieusement, à ce jour, au sommet de l’Etat rien n’est entrepris et qui augure de l’imminence d’un tel événement. Plus que jamais, le sujet cristallise les débats. Et des noms des personnalités politiques et administratives défrayent la chronique comme étant pressenties à ce poste. D’aucuns sont allés jusqu’à publier sur les réseaux sociaux que Sélom Klassou a présenté au Chef de l’Etat sa démission et celui de son gouvernement en début de week-end dernier.

En effet vendredi dernier, pendant de longues heures, sur diverses plateformes d’informations, la démission du premier ministre Sélom Klassou a fait le tour avant d’être démentie par des sources s’autoproclamant dignes de foi. Si on en arrive là, c’est que véritablement, le problème devient préoccupant. Comme l’attente devient interminable, des noms des personnalités politiques et ou administratives ont commencé par circuler comme des pressenties au poste de premier ministre. Il s’agit entre autres, du président du MCD, Me Mohamed Tchassona et de l’actuel ministre du commerce, KodzoAdédzé. Pour Me Tchassona qui dispose des qualités requises pour assumer les charges de Chef de l’Exécutif, on peut craindre que son origine lui pose un petit problème. En effet au Togo, depuis la création du poste de premier ministre au lendemain de la conférence nationale de 1991, selon une règle non écrite, la primature est toujours dirigée par un originaire du Sud du pays.

Me Tchassona étant originaire de la préfecture de Tchaoudjo, située dans le nombril du Togo, il est assimilé à un nordiste. Mais Faure Gnassingbé qui ne finit pas de nous surprendre peut ne pas sacrifier à cette tradition pour son nouveau mandat. Pour ce qui est de Kodjo Adédzé , un haut cadre du parti et de l’administration togolaise, il ne manque pas non plus d’arguments pour occuper ce poste. Son ascension fulgurante au sein de l’appareil de l’Etat ces dernières années militent à suffisance en sa faveur. En définitive, la primature ne doit pas être destinée exclusivement aux ressortissants d’une partie du pays.

C’est un poste stratégique qui requiert beaucoup de doigté que seuls les méritants doivent occuper. Pour l’heure la grande règle est de faire preuve d’une participation agissante à la mise en œuvre du programme politique adopté par la représentation nationale à la prise de fonction. Que ce soit Me Tchassona, Kodjo Adédzé ou les autres, l’essentiel pour les Togolais c’est de voir un nouveau gouvernement mis en place en vue de la mise en œuvre pleine et entière du programme de société vendu par Faure Gnassingbé aux électeurs et sur la base duquel il a été élu et sera évalué par les populations.

D. Legrand / Chronique de la semaine

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