L’heure est venue de généraliser la lutte dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest.

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Par Ferdinand Ayité

Il y a de cela 3 ans avec la chute de Yaya Djammey, le Togo était devenu la seule anomalie de l’Afrique de l’Ouest. Les Togolais se battaient seuls avec leurs maigres moyens sous le regard moqueur d’autres peuples de la région. Certains sont allés jusqu’à déclarer que les Togolais sont des peureux, d’autres comme des voisins de l’Est sont venus en renfort à la dictature togolaise. Et pourtant il est de notoriété publique que si la gangrène que constitue le régime togolais n’est pas circonscrite et extirpée, elle risque de contaminer les autres pays surtout francophone.

Nous voici aujourd’hui devant le fait accompli avec Alassane Ouattara et Alpha Condé qui ont décidé le même jour à l’unisson de briguer un 3e mandat après avoir taillé des constitutions à l’aune de leur projet macabre. Ce qui se passe aujourd’hui en Afrique de l’Ouest est un défi non seulement lancé à toute la jeunesse mais aussi une prise en otage de ces pays par une élite corrompue sans vision au service de la France coloniale. La réponse à cette provocation de trop ne saurait être circonscrite à l’intérieur de chaque pays où chaque peuple de façon isolée essaye vaille que vaille de se débarrasser de son petit potentat. L’heure est venue de généraliser la lutte dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest pour se débarrasser de cette pègre. Autant les chefs d’Etat ont mis en place leur syndicat pour se soutenir et s’éterniser au pouvoir, autant les peuples doivent s’unir pour se débarrasser d’eux. Les Togolais, Ivoiriens, Guinéens, Maliens, etc doivent rapidement se retrouver pour définir une stratégie d’ensemble, mutualiser leurs forces, leurs moyens, leurs relations pour se débarrasser de ces petits potentats locaux et leur parrain la France.

C’est l’avenir des peuples de l’Afrique de l’Ouest qui est en danger et il est temps de sortir de nos petits enclos coloniaux pour mener une lutte sans merci contre ces voyous et bandits de grand chemin qui se font appeler chefs d’Etat. « Prolétaires de tous les pays unissez-vous » disait un grand philosophe. Patriotes de tous les pays unissons-nous pour mettre fin à cette honte. Ce combat n’est pas un combat de leaders politiques qui sont du reste aussi corrompus que les potentats. C’est un combat de la jeunesse africaine, c’est un combat des peuples et c’est à ce prix que nous réussirons à nous débarrasser de cette pègre. L’heure n’est plus aux discours mais aux actions.

Ferdinand Ayité

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