L’impunité au Togo : Ninsao Gnofam, le super menteur du Gouvernement, au pied du mur.


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Ces derniers temps, nous avons écrit dans nos colonnes qu’il existe des crapules au sein du Gouvernement et que ceux-ci paradoxalement et inexplicablement, jouissent d’une impunité scandaleuse qui risque, à terme, de pénaliser la République. Parmi tous les cas que nous avons relevés, le Ministre Ninsao Gnofam des Infrastructures et des Transports, bat tous les records de dérives. Il est devenu le super menteur du Gouvernement un symbole vivant d’abus, de déviance et de défiance.
 
Pour illustrer ce malheureux constat, nous nous permettons de rappeler que le Ministre Gnofam a été interpellé le 17 juin 2016 à l’Assemblée Nationale au sujet du ralentissement des travaux de construction de la route Lomé-Vogan-Anfoin. Au cours des questions réponses entre les Députés et le Ministre, ce dernier a été mis à nu parce qu’il a tenu des propos scandaleux et irréfléchis qu’aucun Ministre conscient de ses responsabilités n’avait osé tenir devant les représentants du peuple.
 
Dans l’histoire parlementaire de notre pays, et de mémoire de journaliste, aucun membre de Gouvernement n’a eu l’outrecuidance d’afficher de façon aussi flagrante et suicidaire ses tares et ses limites. Il a été loin, trop loin à notre avis. Nous ne savons pas s’il en est lui-même conscient.
 
Mais, au-delà de toutes les absurdités qu’il avait débitées ce 17 juin 2016 et qui avaient défrayé la chronique, il y a un fait qui vient de le clouer définitivement aux piloris.
 
En effet, le Ministre, après avoir vainement tenté de couvrir, à travers des justifications creuses qui ne résistent à aucune analyse sérieuse, l’entreprise CECO, s’est offert le luxe insolent de promettre publiquement que les travaux de construction de cette route seront achevés en décembre 2016 tout en sachant pertinemment qu’il mentait.
 
Au jour d’aujourd’hui, rien n’a malheureusement bougé sur ce chantier. Pire, la situation s’est dégradée et c’est plutôt le chaos. Que dire, sinon qu’un Ministre qui a eu le toupet de mentir aussi effrontément devant l’Assemblée Nationale réunie en plénière et dont les déclarations ont été diffusées par tous les médias publics et privés, mérite de rendre le tablier. Il doit perdre son portefeuille si le Togo n’est pas un pays bizarre où il se passe des choses étranges.
 
Il se trouve que seul le Président de la République a le pouvoir discrétionnaire de le démettre et s’il ne l’a pas fait ou ne le fait pas, nous estimons qu’il a ses raisons même si cette attente commence par susciter des interrogations inquiétantes et malsaines dans l’opinion. On a souvent parlé de la connivence entre le Chef de l’Etat et ses Ministres. Nous n’irons pas jusqu’à accréditer cette thèse sujette à caution voire farfelue. Cependant, le cas GNOFAM est un vrai cas. C’est un abcès qu’il faut crever le plus vite possible.
 
Dans notre édition N° 881 du 20 au 24 juin 2016, nous avons publié sur ce dossier un article intitulé : l’épreuve de vérité : « L’interpellation des Ministres à l’Assemblée Nationale – Le Ministre GNOFAM, un prédateur mis à nu. » Déjà, nous avons dénoncé le comportement arrogant et irresponsable du Ministre et nous avons souligné que tout ce qu’il avait dit est faux. Le Ministre GNOFAM a posé des actes inqualifiables. Il a fait preuve de légèreté dans la gestion de certains dossiers. Il est au centre de plusieurs scandales financiers. Pourtant, il continue à narguer tout le monde malgré son train de vie dispendieux. Il suffit de faire un tour dans son parc auto pour s’en convaincre.
 
Oui, le Ministre Gnofam est un super menteur qui ne mérite pas sa place mais qui continue à narguer les Togolais. Nous sommes en Décembre 2016 et la preuve est définitivement établie qu’il a fait aux Députés et au peuple togolais une promesse d’ivrogne sans conséquence apparente.
 
Il y a des mots que nous ne voulons pas utiliser mais que nous serons obligés bientôt d’utiliser si la situation perdure. L’impunité dont bénéficie ce Ministre est un défi au bon sens. Les actes du Ministre Gnofam jette le discrédit sur tout le Gouvernement et confirme tout le mal que les gens pensent de nos dirigeants et du Président lui-même.
 
La route Lomé-Vogan-Anfoin est-elle une route maudite ? Si oui, il faut conjurer le sort. Le Chef de l’Etat doit agir puisqu’en définitive, il est le seul comptable devant le peuple.
Source : [18/12/2016] Rodrigue, Le Combat du Peuple / 27avril.com