L’ITIE approuve le rapport 2011 sur les industries extractives

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Le Conseil national de supervision de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE) s’est réuni vendredi à la Primature sous la présidence du Premier ministre Arthème Ahoomey-Zunu pour « approuver le rapport ITIE 2011 » sur les industries extractives.
Ce rapport 2011, contrairement à celui de 2010, affiche un « écart financier de 187000 francs CFA » entre le montant déclaré versé par les industries à l’État et les recettes perçues par les services de l’État, un écart financier loin des plus d’un (1) milliard de francs CFA du dernier rapport, a relevé Kokou Agbémadon, coordonnateur de cette initiative au Togo.
Ce 2e rapport, selon M. Agbémadon, constitue pour le Togo « le rapport de référence » dans la validation de la mise en œuvre de l’ITIE dans le pays.
« Dans ce rapport, nous avons relevé que la contribution des sociétés à l’État est au-delà de 15 milliards de francs CFA. Ce que l’État a perçu de ces industries s’élève à 15 milliards. Un écart de 187000 francs CFA, ce qui constitue en pourcentage pratiquement 0% », a souligné le coordonnateur de l’ITIE.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation, a laissé entendre celui-ci. « Au sein du périmètre des industries qui ont effectué des déclarations, il y a des industries dont l’activité principale n’est pas des activités extractives. Ces industries font des déclarations globales et des paiements de droit commun, ce qui a gonflé le montant des déclarations », a complété M. Agbémadon.
Le rapport ITIE 2010 avait fait état un écart financier de plus d’un milliard de francs CFA entre le paiement déclaré des industries extractives qui s’élevait à plus de 30 milliards et les recettes perçues par l’État. Ce rapport avait également révélé « l’exploitation de certains gisements non déclarés » par l’État.
Telli K.
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