Loïk Le Floch-Prigent charge à nouveau le Togo dans « Le Mouton Noir »


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L’annonce était faite il y a déjà plus d’un mois. L’ancien PDG de Elf qui a été l’objet en 2012 d’une séquestration de cinq mois à Lomé dans la rocambolesque affaire d’escroquérie internationale, allait sortir un livre.

Depuis le 24 janvier dernier, c’est chose faite. Loïk Le Floch-Prigent à sorti « Le Mouton Noir » un livre qui tient son titre d’un pseudonyme que François Mitterrand, ancien président socialiste français avait donné à ce génie du monde scientifique et économique de la France moderne.

Dans un style très digeste et assez souple, l’homme raconte les différents épisodes de sa vie, sans complaisance ni faux-semblant.

Mais, c’est sur un ton tout à fait amère et particulièrement colérique que l’ancien PDG de Elf revient sur l’épisode de son incarcération au Togo, ce pays qu’il compare volontiers à la Corée du Nord du point de vue de ses viles et vilaines pratiques du droit.

Il ne saurait en être autrement d’autant que trois mois après sa sortie de cette jungle togolaise, Le Floch-Prigent avait tout déballé sur toute l’horreur juridique et judiciaire qu’il a vécue au Togo de Faure Gnassingbé.

« Je dis qu’il y avait une convergence d’intérêts entre l’émirati qui voulait me spolier et le Président du Togo,qui voulait se débarrasser du N°2 de son régime, et c’est pour cela que les nombreux juges qui m’interrogeaient ne cessaient de me dire parlez-nous de M. Bodjona, parlez-nous de M. Bodjona. Et comme je ne disais rien de mal sur ce dernier, ils étaient fâchés et j’ai failli en mourir » avait-il déclaré sur un ton lyrique et pathétique sur France 24.

Dans le livre, il revient justement sur ce qu’il retient des auditions dont il a fait l’objet au Togo durant les cinq mois de calvaire. « Je ne retiens de tout qu’une chose, on m’a demandé de dire du mal de M.Bodjona pour recouvrer ma liberté » indique-t-il.

C’est évident que celui qui a dirigé les quatre plus grandes entreprises françaises n’a pas menti.

D’ailleurs comment saurait-il mentir dès lors qu’il n’a rien de commun avec la politique togolaise, dès lors, qu’il a déjà eu à rendre de nobles et loyaux services à Faure Gnassingbé dans l’exploration des puits de pétrole aux larges des côtes togolaises sans avoir demandé un franc en retour ?

Et les faits aujourd’hui, lui donnent raison, amplement !

En effet, comme nous l’avons dit à maintes reprises, et à notre suite beaucoup de journaux de la place, le dossier Bodjona est un dossier éminemment politique chapeauté directement par le palais de la Marina.

Et l’arrestation de Agba Bertin comme celle de Loïk Le Floch-Prigent ne participait qu’à ce plan qui consistait à démolir l’homme de Kouméa par des artifices juridiques.

Mais le plan a échoué, lamentablement. Voilà alors pourquoi, jusqu’à présent les juges ont tout un embarras monstre à rendre des décisions juridiquement soutenables dans son dossier.

Pour rappel, la procédure par laquelle l’on avait cru cueillir ce monsieur à son domicile, le 1er septembre 2012 et qui a permis de le garder à la gendarmerie pendant plus de 7 mois n’a pu résister aux assauts des avocats et hommes de droit.

Elle a été annulée purement et simplement le 06 décembre dernier par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Lomé sur la base d’un dispositif clair qui éteint carrément l’action publique diligentée contre ce dernier.

Mais tenons-nous bien, jusqu’à présent, les juges ont du mal à rédiger l’arrêt de cette annulation. Pourquoi ?

Sans doute parce que les calculs politiques de ceux qui ont initié cette procédure contre Pascal Bodjona ne tombent plus après une telle annulation surtout que la nouvelle l’alchimie qui a permis de l’inculper à nouveau dans une autre procédure, a vraiment du plomb dans aile.

La preuve, le recours qu’il a fait auprès de la même chambre a été soldé le 9 janvier dernier par un arrêt pour le moins confus qui n’a rien de droit et qui d’ailleurs a aussi du mal à sortir des entrailles de la Chambre.

Voilà donc un requérant qui soumet une requête avec une et unique demande qui est d’amener la chambre à constater la violation de ses droits pour ensuite procéder à l’annulation pure et simple de toute la cochonnerie qui est diligentée contre lui, et que cette chambre, contre toute attente, rende une décision, le déclarant « partiellement fondé » et annulant le procès-verbal de l’enquête préliminaire faite en violation de l’article 422 du code de procédure pénale, sans en tirer les conséquences d’une telle chute du cordon ombilical qui a toujours relié le monsieur au dossier de l’escroquerie dite « internationale » …

Mon Dieu ! Aucun juge au monde ne comprendrait une telle décision à part ceux de la chambre d’accusation du Togo.

En droit, ou bien vous êtes fondés dans votre recours et le juge vous fait droit ou bien vous ne l’êtes pas et il vous déboute. Il n’existe pas de position intermédiaire, jamais !!!!!

Alors nous avons senti le besoin de faire toute cette démonstration pour justement prouver combien Loïk Le Froch-Prigent a dit la vérité sur ce qu’il a subi d’immoral et d’indécent au Togo dans cette rocambolesque affaire.

Que des gens résistent encore à lâcher complètement prise dans cette affaire, est un fait.

Mais l’autre fait reste que tout le monde sait désormais ce qui a fondé l’Etat du Togo à initier et à entretenir un tel dossier aussi amusant que léger pour tenter d’en finir avec un homme dont la seule et unique faute est d’avoir loyalement servi avec efficacité et rigueur un homme et une cause dans un environnement où la médiocrité et la légèreté sont les choses les mieux partagées.

Loïk le Floch-Prigent n’a pu dire qu’un pan de toute la cabale qu’il y a eu contre Pascal Bodjona dans ce dossier.

Le jour vient où les autres épisodes aussi cruels qu’irréfléchis menés dans ce dossier par les ténors du pouvoir contre l’homme de Kouméa sortiront…. Comme le dit si bien l’adage, « le mensonge a beau quitter tôt, la vérité finira toujours par le rattraper ».

 
togoinfos
 

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