Loïk Le Floch-Prigent révèle l’existence au Togo de rentrées d’argent « détournées »


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L’ex-patron d’Elf, le Français Loïk Le Floch-Prigent continue sa bataille médiatique pour régler ses comptes au pouvoir de Lomé dans l’affaire d’escroquerie internationale qui lui a valu cinq (5) mois de son existence dans les geôles de la gendarmerie togolaise.

Dimanche sur la radio RFI, l’homme a révélé que des industriels français versent des « commissions et rétro commissions » à l’Etat togolais, « des rentrées d’argent détournées par le pouvoir », a-t-il ajouté.

«Il y a des opérations qui sont menées par les Français, pas seulement eux en Afrique qui sont préjudiciables aux Africains et qui conduisent à ce que des familles entières sont décimées. Les gens n’ont plus aucune limite dans la corruption qu’ils peuvent exercer à l’égard de certaines autorités. En particulier,  au Togo aujourd’hui, les rentrées d’argent existent pour l’Etat togolais et ces rentrées d’argent sont détournées par la bande de gens qui sont au pouvoir. Je dis que cela vaut aussi bien pour le port de Lomé que pour les phosphates », a-t-il déclaré.

Le Floch-Prigent a déroulé encore une fois son « hypothèse » selon laquelle il ne fait aucun doute qu’il a été « la victime de marchandage » dans cette affaire d’escroquerie entre la Côte d’Ivoire et le Togo pour permettre au pouvoir togolais d’écarter Pascal Akoussoulèlou Bodjona.

« Il est clair aujourd’hui que c’est ce marchandage dont j’ai été la victime et qui a permis au régime en place de se débarrasser de quelqu’un qu’il n’a pas envie d’avoir dans les pattes, le numéro 2 de l’époque, Pascal Bodjona dont on me demande d’assurer qu’il est mêlé à une affaire d’escroquerie internationale ».

Libéré sous caution en 2013, le Français a écrit un livre, « Le mouton noir » pour dénoncer cette affaire. M. Le Floch-Prigent livre également depuis une bataille judiciaire autant en France qu’au Togo au pouvoir de Faure Gnassingbé mais « rien n’a bougé », estime-t-il.

A l’origine de cette affaire d’escroquerie internationale, se trouve l’Emirati Abass Al Youssef qui estime être victime d’une escroquerie de 25 milliards de francs CFA.

Telli K.

 

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