Lutte contre le coronavirus et le business : Le DPS Mao BAZA au cœur d’un scandale de vente de matériel hors-prix

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C’est finalement à chacun son business dans cette lutte qui est menée contre la pandémie au Covid-19. Oui, il faut savoir saisir des occasions et c’est le cas de ces couturiers qui fabriquent des masques et les revendent au bord de certaines artères ou à certains carrefours. Mais, quand un médecin qui plus est un directeur préfectoral de la santé au lieu d’être solidaire des efforts consentis par le gouvernement et les partenaires trouve en ce créneau une occasion inespérée de se faire de l’argent et de quelle façon ! C’est là que ça rebute et ça heurte les consciences. La presse a toujours fait cas de détournement de matériel destiné à la lutte contre la pandémie et les réponses nous reviennent de Mango avec le DPS Mao BAZA. Même s’il n’a pas détourné et ce qui n’est pas sûr, le DPS s’est livré à une pratique répréhensible.

Vente des thermoflashs

Nous ne concluons pas à la vente du matériel volé mais où le docteur Mao Baza a-t-il trouvé les thermoflashs pour les vendre ? Ce qui nous paraît scandaleux, c’est le prix de vente pratiqué par le DPS Baza. D’après nos investigations, un thermoflash se vend tout au plus à 30.000 F l’unité, mais ce qui est curieux et dégueulasse, c’est que le «commerçant» Mao Baza vend ses thermoflashs à 70.000 F l’unité à des structures de santé relevant de son district sanitaire. Lui, il vend les thermoflashs et son comptable se charge de délivrer les reçus de vente. Quand un site a mis à nu les pratiques non-autorisées du DPS, c’est une course contre la montre pour récupérer les reçus de vente. Trop tard ! Le coup est déjà dans la grande masse.

Mao Baza, la témérité suicidaire

Le DPS est d’une témérité suicidaire car son ministre de tutelle est de la préfecture et c’est dans cette même préfecture que le DPS Mao Baza pousse l’outrecuidance de vendre du matériel médical à des prix qui choquent les consciences. A-t-il acheté ces thermoflashs pour les revendre ? A-t-il pioché dans le lot destiné à soutenir les unités de soin dans leur lutte contre la pandémie ? On ne le sait pas encore. Le ministère du commerce s’était élevé contre les prix élevés pratiqués sur le marché en ces temps de lutte contre la Covid-19. Mao Baza n’en a cure, pour lui, une seule logique l’anime, amasser beaucoup d’argent. Voilà des gens qui constituent les maillons faibles de la chaîne de lutte élaborée contre la pandémie. Docteur ou commerçant ? Apparemment le cœur de Mao Baza bat pour le commerce car on se fait vite un bon paquet d’argent et le respect des prix relève du cadet de ses soucis.

La Rédaction

Source : Courrier de la République N°555 du 08 Juin 2020

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