Muhammadu Buhari

Le lynchage de cinq (5) personnes de nationalité nigériane le 17 juin dernier au quartier Hédzranawoé (Lomé) continue de faire grand bruit. L’incident est parvenu jusqu’aux oreilles du gouvernement nigérian qui tient à voir clair dans cette affaire.

Selon les informations relayées par le site l-frii.com, l’Ambassadeur du Togo au Nigeria a été convoqué par les autorités de ce pays afin de s’expliquer sur cet incident survenu à Lomé, et qui a failli coûter la vie à ces cinq ressortissants nigérians n’eût été l’intervention rapide de la police.

Les autorités du Nigeria ont invité le gouvernement togolais à prendre des dispositions idoines pour éviter ces genres d’incidents à l’avenir.

« La vie des Nigérians doit être protégée où qu’ils soient parce que nous prenons soin des autres ici et nous méritons d’être également protégés à l’étranger. Si un Nigérian commet un crime, qu’il comparaisse devant les tribunaux pour répondre de ses actes et non subir une vindicte populaire », a déclaré la présidente de la Commission de la diaspora nigérienne, Abike Dabiri-Erewa.

Il faut rappeler que selon les responsables du quartier Hedzranawoé, il s’agit d’une  »accusation fallacieuse » qui a induit la foule en erreur. La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) de son côté a condamné cet acte et rappelé le droit de tous à un procès juste et équitable en cas d’accusation.

Le phénomène de vindicte populaire est devenu monnaie courante à Lomé encouragé par l’inertie des autorités à poursuivre et punir les auteurs et commanditaires de ces crimes en public.

Raphaël A.

source : afreepress

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