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© togoactualite – Environ 3000 manifestants étaient dans les rues de Lomé, la capitale togolaise, ce samedi pour protester contre les récentes hausses du prix de pétrole qui a entrainé une manifestation violemment réprimée par les forces de sécurité faisant un mort et plusieurs blessés. Partis du rond-point GTA, les manifestants qui a répondant à l’appel du Combat pour l’alternance pacifique (CAP 2015), un regroupement de six partis politiques (ANC, CDPA, PSR, UDS Togo, DSA), ont sillonné les artères de la ville en scandant des propos hostiles au régime de Faure Gnassingbé avant de chuter à Agoè-Zongo, banlieue nord de Lomé, où un manifestant avait été fauché. Sur les pancartes on pouvait entre autre lire « Halte aux tueries érigées en système politique », « le Togo n’est pas un Etat en guerre », « Faure encore combien de morts à ton actif »,…
 
Un meeting a clôturé cette marche à Agoè-Zongo. Là les responsables politiques ont délivré des messages à la population. C’est d’abord Eric Dupuy, le conseiller à la communication du parti ANC qui a été le premier à monter sur le podium. Dans une déclaration lue, « un pays qui assassine ses enfants est un pays, un pays qui ne se soucie pas de l’éducation de ses enfants est un pays malade, un pays qui prive ses enfants d’eau est un pays malade, un pays qui ne prend pas en compte les problèmes de santé de ses enfants est un pays malade. Notre pays, le Togo est malade et nous connaissons la maladie. Cette maladie c’est le régime RPT-UNIR », a-t-il déclaré avant de convié la population togolaise à se lever, à se mobiliser pour renvoyer ce régime.
 
A la suite de Eric Dupuy, tour à tour se sont succédé, l’honorable Ouro-Akpo Tchagnao, et Me Abi Tchessa, qui ont délivré chacun son message en Tèm ou Kabyè. Message qui a trait à la situation que connait le pays et qui a entrainé la hausse des prix des produits pétrolier en l’espace d’un mois avant de présenté leur compassion à la famille de la victime et prompt rétablissement aux blessés.
 
Quand à Pascal Adoko de la CDPA, il ne comprend pas pourquoi on peut proclamer publiquement « plus jamais ça » et qu’il y ait « toujours ça », faisant allusion à la déclaration faite par le chef de l’Etat dans la ville des sept collines après son ascension au pouvoir dans un bain de sang.
S’adressant aux militaires, il leur a dit que la population togolaise n’est pas leur ennemie. « Nous ne sommes pas en guerre. Même si on vous dit que nous sommes en guerre, nous vous demandons un cessez le feu », a-t-il indiqué avant de poursuivre « nous faisons un pacte que quand il y aura une manifestation publique de ne plus tirer sur la population civile ».
 
Prenant à son tour la parole, le chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre a fustigé le pouvoir en place pour qui la vie humaine n’a pas de prix. Le Togo est sous la tyrannie qui a assassiné à Mango, Dapaong, Zéglé, … a souligné Fabre avant de déclarer que plus jamais aucun togolais ne doit mourir au cours d’une manifestation publique.
Si cette lutte ne prend pas c’est à cause de nous les leaders, a-t-il encore déclaré estimant que le peuple a fait sa part mais que ce sont les leaders qui ne sont pas constant dans la lutte.
 
Le chef de file de l’opposition et revenu sur les questions des réformes. Il a appelé le peuple à se mobiliser pour avoir les réformes car dit-il la représentation nationale n’a pas plus de légitimité que le peuple qui a envoyé les députés à l’Assemblée nationale, donnant l’exemple du peuple burkinabè malgré la majorité au parlement du parti de Blaise Compaoré s’est levé comme un seul homme pour barrer la voie à la modification constitutionnelle dans ce pays.
 
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lomévi (www.togoactualite.com)
 

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