Mgr Nicodème Barrigah : « Si je n’y croyais pas je pense que je me retirerai »


barrigah_30mai2014

Après deux semaines de discussions entre les partis parlementaires, le dialogue s’achemine vers une prolongation de quelques jours, à en croire Mgr Nicodème Barrigah, le président du dialogue. Mais que les points d’accord se font rare, selon les indiscrétions, l’archevêque d’Atakpamé en bon homme de Dieu crois fermement que ce dialogue aboutira à quelque qui ne décevra pas les attentes de la majorité de la population togolaise. Lire l’intégralité de son interview

Hier c’était la pause pour le dialogue avec la reprise des travaux ce jour qu’est-ce qui a été dit ?

Mgr Nicodeme Barrigah : Après la pause d’hier, nous avons repris l’examen des points inscrits à l’ordre du jour. Nous avons examiné en particulier la question des élections locales, nous avons parlé ensuite de la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (HAAC), nous avons abordé également le sujet sur le caractère républicain de l’armée, voilà les trois sujets sur lesquels nous sommes penchés et en le faisant nous bouclons les douze points qui doivent faire l’objet du dialogue.

De ces douze questions qu’est-ce qu’on peut retenir ?

Mgr Nicodeme Barrigah : Nous avons dans un premier temps essayé de balayer les douze questions pour voir la position concrète de chaque partie qui prend part au dialogue et naturellement dans un dialogue, comme celui-ci ,  il faut nécessairement un temps de rapprochement des positions et c’est en cela qu’a contribué un peu  la journée d’hier et l’objectif n’ayant pas été tellement atteint encore, nous allons poursuivre le rapprochement des positions pour que,  au terme nous puissions communiquer quelque chose d’assez consistante.

Comment ont été les accords et les points de désaccord alors qu’il y a certains qui ne parlent pas ?

Mgr Nicodeme Barrigah : Ecoutez cette question de parti qui ne parle pas, je pense que l’occasion est venue de clarifier ce qui s’est passé parce que on a lu sur les médias beaucoup de chose. En réalité, il s’agissait d’une discussion qui a surgit au cours des travaux, je pense que c’est Me Ruben Do-Bruce qui se référant aux travaux de la Commission justice vérité et réconciliation (CVJR) qui, j’allais dire,  a interpellé le parti UNIR et le parti a répondu que les travaux de la CVJR étaient destinés à tous les citoyens et il ne voit pas pourquoi l’interpeller. La question étant  revenue après du côté de la formation ADDI la personne interpellée a dit écoutez « je pense avoir expliquez suffisamment que les recommandations de la CVJR c’est pour tous les citoyens et donc si vous revenez encore sur cette question et bien moi je serai sourd et muet par rapport à cette question ». Ce qui ne veut pas dire que le parti UNIR  a déclaré qu’il allait être sourd et muet par rapport à toutes les questions qui allaient se débattre. Je pense que l’explication devrait être donnée pour couper court un peu à cette précipitation. C’est par rapport aux recommandations de la CVJR que la question a été abordée.

Et vous terminez quand ?

Mgr Nicodeme Barrigah : Notre souhait le plus ardent c’est qu’on puisse terminer demain soir mais si tel n’était pas le cas nous envisageons la possibilité peut être de prolonger d’un ou de deux jours afin que la semaine prochaine toujours dans l’intention de pouvoir rapproché davantage les partis.

Face à ces nombreux points de désaccords, vous êtes sûr de pouvoir finir en deux ou trois jours ?

Mgr Nicodeme Barrigah : (Rire) Vous parlez de nombreux points de désaccords on dirait que vous êtes très bien informés. Il y a des points de désaccords cela est évident mais vous savez quand il y a un dialogue portant sur un sujet important, il faut éviter toute précipitation c’est pourquoi nous pensons que probablement, il y  aura une prolongation de quelques jours. Mais on ne va pas non plus s’éterniser dans la recherche de ce consensus là. Nous allons essayer de voir si le rapprochement se fait assez rapidement c’est notre souhait pour que d’ici lundi ou mercredi on peut sortir le document final.

Certains des parties prenantes ne croient plus tout à ce dialogue, est-ce que vous y croyez ?

Mgr Nicodeme Barrigah : Vous savez on ne peut pas faire une chose à laquelle on ne croit pas c’est-à-dire que le minimum pour ce qui me concerne c’est d’essayer et ce sont les parties prenantes qui ont sollicité ma facilitation donc au départ tout le monde y croyait. S’il y a des difficultés qui surgissent c’est l’occasion peut être de voir ensemble comment surmonter ces difficultés là. Vous me demandez si je crois, si je n’y croyais pas je pense que je me retirerai. Nous allons essayer de tout faire pour que cela aboutisse à quelque chose qui ne déçoive pas trop les attentes de la population.

On parle de désaccords mais il y a des points sur lesquels vous vous entendus ?

Mgr Nicodeme Barrigah : Il y a des points d’accord cela est évident mais conformément à ce que nous avons arrêté comme méthodologie de travail, nous ne voulons pas divulguer très tôt ce qui a fait l’objet de points d’accord et de désaccord qui demeurent encore des points de discussions au niveau du dialogue.

Qu’est-ce qui rend difficile votre facilitation ?

Mgr Nicodeme Barrigah : C’est la complexité des questions parce que on ne peut pas aborder ces questions sans une certaine passion donc on comprend aussi parfois que certains sujets sont exprimés avec beaucoup de convictions mais ça fait partie des négociations, du dialogue et donc je m’attendais un peu à cela et je dois quand même me réjouir que nous ayons pu boucler les douze questions au moins en première analyse dans le temps qui nous a été imparti.

Merci Mgr

Mgr Nicodème. : Je vous remercie

 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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