Le ministre Bawara sort l’organisation des locales dans une sorte de dilatoire à quelques mois de la présidentielle


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Le pouvoir RPT/UNIR ou l’art de la roublardise des adversaires politiques. Alors que toute l’attention de l’opposition était focalisée ces derniers temps sur les réformes politiques et l’organisation de la présidentielle de l’année prochaine, le pouvoir en place sort par enchantement de son tour de sac l’organisation des élections locales dans une sorte de dilatoire. Car il n’y a pas si longtemps ce pouvoir criait urbi et orbi que le pays n’était pas encore prêt pour organiser ces élections parce qu’il n’y avait pas suffisamment de locaux pour accueillir les élus qui sortiraient de ces élections malgré que l’opposition et les partenaires financiers du pays faisaient la pression pour son organisation.
Quelques mois après, ce même pouvoir revient sur sa décision alors rien ne le presse cette fois-ci pour dire qu’il va organiser ces élections. La stratégie était de lancer « des fumigènes » à l’opposition pour une fois encore détourner ces idées du scrutin majeur qu’attend tout le peuple togolais, la présidentielle.
 
C’est le ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara qui est à la manœuvre. Il a réunit ce 21 octobre, la classe politique pour l’informer de la mise en place d’un comité technique charger de s’appesantir sur l’organisation des locales.
 
« Tout le monde avait reconnait que notre pays accuse un retard considérable en matière de décentralisation et d’élection locale car comme vous le savez la dernière élection locale dans certaines villes de notre pays remonte à 1987 et depuis lors il n’ya plus d’élection de sorte que depuis lors il n’y a pas eu d’évolution. Les affaires publiques locales sont gérées essentiellement par les corps des préfets et les délégations spéciales qui ont été mises en place en 2002 ». Si Bawara fait aujourd’hui ce constat qui a été fait depuis longtemps par la classe opposante qu’il a refusé d’admettre, on ne peut que sourire et demander qu’est ce qui s’est passé pour qu’il en vienne à cette conclusion à quelques mois des présidentielles ?
 
Toujours est-il qu’il a mis en place un comité technique de huit membres, présidé par Acouetey Messan. Le mandat de ce comité est de six mois. Il a pour mission d’aider le gouvernement dans l’élaboration d’une feuille de route de la décentralisation et des élections locales. Ce comité est appuyé par une cellule technique d’appui, composée par les représentants des ministères concernés et certains experts.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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