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Ministres : médiocres, passables, Abien (suite et fin)

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Dans le gouvernement sortant du Togo, tous les ministres n’étaient pas bons, tous n’étaient pas purs. Il y avait qui avaient des tares et des incompétences qu’ils ont trainées pendant tout le mandat. Il y en avait qui avaient fait des efforts remarquables pour atteindre des objectifs à portée nationale. Dans notre précédente parution nous avons dressé le bilan de certains ministres du gouvernement sortant, plutôt pires et presque incapables d’accomplir la mission qui leur a été confiée. Depuis vendredi donc, la page de Ahoomey-Zunu est tournée. Un nouveau premier ministre en la personne de Selom KLASSOU est nommé. Un nouveau départ, de nouveaux défis, de nouvelles orientations, de nouveaux objectifs et de nouveaux résultats, pires ou meilleurs. Tout dépendra de la carrure de Komi Klassou, de la composition de son gouvernement mais aussi et surtout de son cabinet. Des aspects qui jouent énormément dans la réussite de l’action gouvernementale. Mais avant de passer à une analyse prévisionnelle du gouvernement Klassou, revenons sur le gouvernement sortant. Les ministres qui ont été meilleurs médiocres, passables ou acceptables. La rédaction de l’Indépendant Express par cette nouvelle parution se donne encore le devoir de vous livrer la seconde et dernière partie de ce dossier ministériel. Sale coup, corruption détournement de fonds sont entre autres ce qui caractérise le reste de l’équipe dirigée par le natif de Kpélé-tsavié Arthème Séléagodji AHOOMEY –ZUNU.
 
Notre première analyse a fait rigoler plusieurs ministres du gouvernement qui se croyaient blancs comme neige après leur passage au gouvernement. Même si la plupart de la seconde vague constitue le moindre mal, ils sont également taxés d’avoir raté plusieurs aspects de leurs cahiers de charge. Insuffisants pour les uns, acceptables pour d’autres, bien pour d’autres encore qui ont fait plus d’efforts, ils méritent une évaluation pour l’opinion, pour le peuple qu’ils ont été appelé à servir. Le ministère kilométrique est en tête de liste de ces ministres de la deuxième vague…. Elle n’est pas restée moins intéressée par une nomination à la Primature, elle ne s’est pas non plus trop agitée…
 
Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE.
 
Communément appelé ‘’Maman houes et balais’’ pour son record dans la distribution de ces outils agricole du néolithique en plein 21ème siècle, Victoire Dogbé est le symbole même de cumul de postes répréhensible par toutes les politiques de bonne gouvernance.
 
Elle gère à la fois le cabinet de la Présidence, mais aussi le ministère du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. C’est un ministère qui est rentré allègrement en conflit avec plusieurs autres ministères. Son département s’ingère impunément dans celui de l’économie et des finances avec ses fameuses initiatives de finance inclusive. Ses projets de développement à la base prennent en compte des prérogatives du ministère de l’agriculture, et ses activités de promotion de l’emploi, balaient impunément les fonctions du portefeuille de la fonction publique, de l’emploi et aussi du travail. Sa rubrique de l’artisanat emballe la culture. Tout ceci devrait créer des désagréments chez des collègues qui la ferment pour son titre de directrice de cabinet. Ce n’est en tout cas pas fameux pour un gouvernement sérieux qui aspire à une bonne gouvernance. Un ministère maintenu en l’Etat a de fortes chances de perturber la cohésion gouvernementale, dans la mesure où dame Victoire Dogbé n’est pas présentée comme une surdouée qui a la qualité du hic et du nunc.
 
Pour évaluer, Victoire TOMEGAH DOGBE il faut se balader avec risque de se perdre dans sa ribambelle de produits.
 
Le FNFI, le Fond national de finance inclusive fait partie des projets du ministère géré par Victoire TOMEGAH- DOGBE. Mis en place à coût de milliards, ce projet qui nous on dit-on aiderait les populations à la base à sortir de la pauvreté. Tous ceux qui ont bénéficié de ces différents fonds ne semblent jamais exprimer une certaine satisfaction, ni manifester une admiration pour le projet. C’est pourquoi, on se donne la peine d’organiser des montages folkloriques à faire parler des bénéficiaires. L’objectif étant plutôt politique, ce projet n’est qu’une manière de s’acheter les populations les plus vulnérables surtout féminine à des fins électoralistes.
 
Pour des experts économiques, le Fond National de Finance Inclusive, n’est qu’une dilapidation de fonds du contribuable et qui profite plus à celle qui l’a instauré : « Le gouvernement s’il voulait aider réellement la population à la base, devait faire une étude approfondie des réels problèmes des populations avant de lancer un quelconque produit. Ce produit n’est autre que de jouer sur la psychologie des populations ignorantes et faire enrichir vachement sa porteuse ».
 
La preuve a été faite lors de la présidentielle dernière où le FNFI a constitué un instrument de campagne. Bref le FNFI et ses produits dérivés ne sont autre que des machinations de détournement des fonds organisé au grand dam d’un ministre de l’économie et des fiances jugé compétent et rigoureux.
 
Autres machinations de Victoire TOMEGAH- DOGBE, le PROVONAT, ou encore le FAIEJ, des instruments qui n’ont aucun fondement économique et dans lesquels s’est instauré du grand n’importe quoi…..
 
D’importantes sommes sont investies par l’Etat togolais dans ce machin, des fonds dont une bonne partie est naturellement détournés par les promoteurs et les membres de leurs familles devant des togolais qui triment dans le besoin du minimum.
 
Le ministère du développement à la base est présenté par un diplomate en charge de l’économie de maison d’arnaque et de détournement de fonds des contribuables face au silence du sommet de l’Etat.
 
Outre Victoire Sidémého Victoire TOMEGAH, d’autres ministres du gouvernement sortant ne font pas la différence entre raisonner et résonner. Parmi ceux-ci on peut citer le ministre de l’enseignement supérieur Octave Nicoué BROOHM et celui des chargés des affaires avec les institutions Christian TRIMUA.
 
Octave Nicoué BROOHM
 
Le ministre de l’enseignement supérieur a tout d’abord montré ses limites dans sa gestion catastrophique des crises universitaires et surtout son ingérence dans les mouvements de grève de la Synergie des Travailleurs du Togo.
 
Pourtant, ancien syndicaliste et pouvant mieux connaître le monde de la fonction publique, Nicoué BROOHM est l’un de ces ministres qui ont la gueule forte et insolente envers les travailleurs en moment de la grève de ceux-ci. Il est devenu méconnaissable face à la jouissance du pouvoir depuis qu’il est au gouvernement…
 
Selon ses collaborateurs et proches, le ministre n’hésite même pas à traiter les travailleurs de mendiants et des damnés à la misère.
 
Dans son domaine c’est-à-dire le ministère de l’enseignement supérieur, il n’est toujours pas arrivé à résoudre les problèmes de conditions d’étude des étudiants mais aussi s’est illustré négativement dans la gestion du personnel à l’EAMAU.
 
Nicoué n’a été ministre que pour prendre son salaire à la fin du mois, aucun travail sérieux allant dans le sens de l’amélioration du monde de l’enseignement supérieur au Togo n’est à mettre à son actif. C’est pourquoi, il est resté dans l’ombre du silence…. Sur des actions, bien entendu.
 
TRIMUA Christian.
 
Jeune juriste, compétent selon les uns et fanfarons selon d’autres, sa carrière a connu un hivernage de premier palier dans des rivalités sexuelles liées à une libido audacieuse et risquée, et de deuxième niveau dans une affaire d’assassinat de jeunes filles. In extremis et on ne sait par quelle magie enchantée, tous ces fardeaux sont tombés d’un coup pour le propulser au gouvernement. Il a surtout brillé dans le militantisme à défendre la cause juridique du parti au pouvoir… à son département, il semble qu’il a réussi à faine un essentiel qui n’a été visible que dans ses propres sorties médiatiques.
 
Le ministre auprès de la présidence chargé des relations avec les institutions de la république est une porte de sortie des ministres dont le gouvernement voudrait mettre sur le carreau. On se rappelle, Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre, Abi Tchessa reconverti dans l’opposition actuelle, D’almeida Mawoutoè qui a fini en prison, ont trouvé leur porte de sortie avec ce portefeuille.
 
Christian TRIMUA est juste au début d’une carrière ministérielle, qui en est une au Togo. Il a sans doute, dans ses capacités intellectuelles, d’après plusieurs observateurs, beaucoup à donner, s’il se trouve dans un cabinet où il y a matière à travailler.
 
Noupokou DAMIPI
 
Il semble que ce département est très juteux. Les mines avec les exploitations aux contrats flous, notamment à la Société des Phosphates, et partout ailleurs dans l’exploitation du fer à Bandjéli et des soupçons de travail d’or et de diamant dans certaines régions ou encore des rumeurs d’exploitation de pétrole en pleine mer.
 
On ne sait pas comment Damipi arrive à juguler ces nombreuses intrigues d’électricité qui minent le Togo et les critiques acerbes qui pleuvent sur la société Contour Global.
 
Les installations de cimenterie et de clinker, avec leur cortège de revendications tous azimuts et l’épineuse croisade de phosphate carbonaté n’ont pas réussi à balayer Noupokou Damipi qui a comme le ministre Ayassor, résisté à plusieurs remaniements.
 
La justice au Togo ne bouge pas d’un pouce et ce domaine c’est celui du ministre évangéliste Koffi ESAW.
 
Koffi ESAW
 
Koffi Esaw se couvre de manteau d’évangéliste ou de faux prophète pour ses détracteurs pour s’extraire des critiques qui pleuvent sur un département pourri auquel il n’a apporté aucune solution conséquente. Le ministre pasteur consacre son temps à Dieu qu’à sa mission de ministre.
 
Sous Koffi Esaw, la justice togolaise est restée comme telle. Une justice dont on sert pour régler des comptes à des ennemis politiques, des conditions d’incarcérations déplorables minées par une corruption à haute dose face à un ministre inexistant.
 
C’est sous Koffi Esaw que la justice togolaise a subi les affronts des juridictions étrangères, notamment de la cour de justice de la CEDEAO.
 
La justice est restée ainsi malgré les milliards injectés dans cette justice par les partenaires du Togo. Incapable, résume le passage de Koffi Esaw.
 
Pour lui, on pense que le miracle divin à travers les croisades de prière partout au Togo sont la solution pour une justice épanouie. On laisse souvent s’échapper deux lièvres qu’ont tente de chasser simultanément. C’est le cas de Kofi Esaw
 
Entre la justice et la sécurité, il n’y a qu’un pont. La sécurité au Togo n’hésite que de nom d’où des questions sur le travail du ministre de la sécurité.
 
Yark DAMAHANE.
 
La sécurité au Togo mérite des interrogations. L’assassinat au Togo du consul du Liban au bénin, des braqueurs qui opèrent dans les quartiers de Lomé sans gène, le pire : le braquage à ciel ouvert de l’aéroport Gnassingbé Eyadéma en pleine journée et dont des milliards de francs CFA ont disparu sont entre autres quelques preuves tangibles de l’insécurité au Togo.
 
Pour certains, seule la sécurité du président importe, c’est ce qui est déduit de la manière dont Yark fait la sécurité.
 
Celui que d’aucuns qualifient d’ennemis de la liberté de presse, le colonel ministre de la sécurité Yark baptisé ‘’ colonel 5 mètres’’ semble donner raison à ceux-ci en s’illustrant de manière milliaire dans un dossier où le journaliste LAWSON Bonéro aurait parlé de sa vie privée.
 
Yark DAMEHANE en ministre tout puissant, s’est dérobé des règles, lois et textes juridiques pour kidnapper le journaliste en pleine rue. De ce fait, il vient de réduire les points au Togo en matière de classement sur la liberté de presse et se met en position de prédateur de la presse. Sous le ministre-gendarme, la police n’a jamais été bien traitée… frappée d’exclusion sans moyens, sans structure avec des cadres de travail inacceptables. Yark Damehane a échoué si l’on veut l’évaluer.
 
Le reste de l’équipe gouvernementale ne sont des ministres de figuration et dont les postes n’en valent pas la peine. C’est par exemple le cas de la ministre Dédé AHOUEFA de l’action sociale que d’aucuns surnomment le brouillon du gouvernement, qui ne semble pas maîtriser un département et qui a donné dans le cynisme dans le fameux dossier d’arrestation de trafiquant d’Ivoire qui n’en était pas un. Dans un dossier dédé Ahouéfa s’est montré hautement malhonnête, cynique, menteuse.
 
Brim Diabacté qui est issu de l’accord RPT –UFC et qui sans doute est en train de passer ses dernières heures en rang de ministre. Rien à mettre sous la dent.
 
Hamadou Yacoubou chargé de la mise en œuvre des recommandations de la CVJR n’a été capable de rien.
 
Par contre trois illustrations peuvent attirer attention d’une mission acceptable :
 
Djossou SEMONDJI de la planification dont la visibilité dans ce domaine a été remarquable, Kako NOUBOUKPO et Robert Dussey, ces deux intellectuels du gouvernement qui au-delà des efforts accomplis dans l’accomplissement de leurs missions sont restés libres dans leurs pensées, dans leurs visions et dans leurs orientations politiques même si tous ont le dénominateur commun dénommé UNIR, ou mieux Faure Gnassingbé. C’est vrai, la diplomatie togolaise n’a jamais connu ses lettres de créances que sous le ministre Dussey qui a réussi à obtenir la conférence internationale sur la sécurité maritime. Kaku Nubukpo lui par contre est mis en vedette dans le dossier du CFA qui a besoin selon lui de s’affranchir du protectorat français. Un dossier qui lui attire admirations et félicitations.
 
Voila en grande partie l’évaluation des ministres du gouvernement sortant.
 
Selom Komi KLASSOU nommé premier ministre formera donc son gouvernement et les togolais attendent certainement du concret de lui. Il faudra mettre celui qu’il faut à la place qu’il faut. Vivement que la déception, le cafouillage, la corruption, les scandales ne soient pas au rendez vous d’un gouvernement qui risquerait de ressembler à un autre ; le précédent.
 
Richard AZIAGUE (avec la collaboration de toute la Rédaction)
 
source : L’Indépendant Express
 

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