Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson : « Il faut que Bawara se désillusionne »

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Devant la presse ce matin, les responsables de la Coalition des 14 partis de l’opposition ont tenu à rendre compte au peuple togolais de ce qui s’était passé hier à l’hôtel 2 Février lors des discussions entre les deux facilitateurs, Alpha Conde de la Guinée et Nana Akufo-Addo du Ghana et les parties prenantes au dialogue inter-togolais.
Toute suite, la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis de l’opposition a tenu, lors de la rencontre avec la presse, à faire une mise au point concernant la date évoquée par les facilitateurs pour l’organisation des élections. Pour elle, il n’y a rien dans ce qu’ont dit les président du Ghana et de la Guinée qui puisse laisser croire que les élections doivent être organisées avant la fin du mois de novembre. Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative, Gilbert Bawara fait de la surenchère en s’accrochant à cette question, selon la Secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA).
« Je veux mettre en garde Gilbert Bawara, comme nous l’avions signifié hier aux facilitateurs. Quand ils nous ont dit que la date là est une date tout simplement indicative, nous leur avons dit que nous savons à qui nous avons affaire. Dans ce pays, vous nous avez demandé de poser un geste de bonne volonté en acceptant de suspendre les manifestations, ils s’en sont saisis pour en faire une obligation d’interdiction de manifester. Nous ne voulons plus qu’ils transforment la date indicative en une obligation d’organiser les élections avant fin novembre. Et c’est ce qu’ils essayent de faire déjà », a expliqué Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice de la Coalition des 14.
A l’en croire, les facilitateurs n’ont jamais demandé au gouvernement d’organiser des élections à cette date, sinon, ils n’auraient pas exigé la suspension du processus électoral. Ces derniers ont d’ailleurs rassuré la Coalition sur ce point, selon la Coordinatrice de la Coalition des 14.
Et les facilitateurs de donner l’exemple de la République Démocratique du Congo (RDC) où on a fixé une date pour l’élection présidentielle qui devrait se tenir en décembre 2017, mais qui, jusqu’aujourd’hui, n’a pas encore eu lieu.
« On nous a dit que c’est un consensus qui doit s’établir sur les conditions d’organisation des élections. Il faut que monsieur Bawara sache que c’est ensemble que nous devons définir les conditions dans lesquelles on va tout reprendre. Qu’il sache que ce qu’ils sont en train de faire en ce moment dans la clandestinité ne sera pas reconnu. On les a vus hier tout excités comme des gens qui se croient en position de devoir continuer la préparation d’élections frauduleuses. Il faut que Bawara se désillusionne. Les Togolais sont déterminés. Il n’y aura plus d’élections frauduleuses. Nous voulons rassurer le peuple togolais que notre boussole, c’est leur aspiration », a ajouté Mme Adjamagbo-Johnson.
I.K
 
icilome
 

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