Mme Lawson de Souza Kayi Raymonde se prononce sur une éventuelle candidature de Faure Gnassingbé en 2015 : « Nous lui demanderons d’être candidat »

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Elle s’appelle Me Lawson de Souza Kayi Raymonde, présidente de la Convention des Femmes pour UNIR, une association mise en place pour « soutenir », selon ses membres, les idéaux et la politique du Président de la République Faure Gnassingbé.

 

En déplacement samedi à Sokodé (355 km au nord de Lomé) dans le cadre du lancement de la campagne FISTO 2013, celle-ci s’est confiée à l’Agence de presse Afreepress sur les objectifs de sa présence aux côtés des femmes souffrantes de la fistule. « Nous sommes venues à Sokodé pour apporter notre soutien aux femmes qui ont été opérées de la fistule. Nous sommes les envoyées du Chef de l’État aux côtés de ces femmes qui ont souffert toute une vie de la fistule. Elles ont été opérées à ce jour et nous leur rapportons notre soutien », a-t-elle fait savoir.

 

Est-il possible que le Président de la République, Faure Gnassingbé se représente une nouvelle fois aux élections présidentielles à venir ? C’est à lui seul de répondre à cette question, a-t-elle indiqué et d’ajouter :  « Mais nous lui demanderons d’être candidat ».

 

Afreepress : Bonjour Mme Lawson de Souza Kayi Raymonde. Dans quel cadre êtes-vous dans la ville de Sokodé ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Nous sommes venues à Sokodé pour apporter notre soutien aux femmes qui ont été opérées de la fistule. Nous sommes les envoyées du Chef de l’État aux côtés de ces femmes qui ont souffert toute une vie de la fistule. Elles ont été opérées à ce jour et nous leur apportons notre soutien.

 

Afreepress : Parlons de l’engagement du Chef de l’État aux côtés de ces femmes qui souffrent de la fistule obstétricale. Expliquez-nous comment se traduit cet engagement.

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Ce n’est pas seulement dans ce secteur que le Chef de l’État est présent aux côtés des femmes, mais c’est dans tous les secteurs où les femmes endurent une souffrance que le Chef de l’État est présent. Il se préoccupe de tous les problèmes des femmes et c’est pour cela qu’il nous envoie un peu partout sur le territoire pour pouvoir apporter notre aide, pour pouvoir expliquer à ces femmes ce qu’il veut qu’elles deviennent demain.

 

Afreepress : Qu’est-ce que la Convention Femmes pour UNIR a concrètement apporté à ces femmes de Sokodé ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Nous avons fait des dons de vivres histoire de permettre aux femmes qui se sont faites opérer et à leurs familles qui vont rester sur le site de l’hôpital de Sokodé pendant quatre (4) à six (6) semaines, de pouvoir se nourrir, de pouvoir retrouver la santé et surtout de reprendre une vie sociale sur de bonnes bases.

 

Afreepress : Vous avez aussi rencontré des femmes après la cérémonie. Quel était le message pour elles ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Le message c’est qu’elles restent toujours mobilisées, qu’elles restent surtout mobilisées aux côtés du Chef de l’État pour promouvoir sa politique auprès des femmes et de la jeune fille.

 

Vous savez, dans nos sociétés les femmes souffrent, mais on doit leur dire que le Chef de l’État pense à elles, que le Chef de l’État fait des actions à travers certaines associations ou à travers ses projets politiques à leur endroit. Ceci s’inscrit toujours dans sa politique de la promotion du genre et de la parité.

 

Afreepress : Bientôt un an que l’association Convention des Femme pour UNIR est crée. Quel bilan dressez-vous après ces 12 mois d’activité ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : On peut dire que le bilan est positif. Peut-être que vous me direz que je suis juge et en même temps partie. Mais je peux vous dire qu’en un an nous avons fait beaucoup de choses. Nous sommes déjà l’une des associations à être installées sur tout le long du territoire togolais de Hila Kondji à Cinkassé.

 

Nous avons fait des actions dans toutes les régions du Togo. Aucune région n’a été oubliée et nous avons encore à nous améliorer et à regrouper autour de nous d’autres personnes qui peuvent nous apporter leur soutien pour que nous puissions aider les femmes au quotidien. Donc globalement, je peux dire que à été positif.

 

Afreepress : Quel sera le programme de ces festivités ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Pour cet anniversaire, chaque région aura ses activités, mais je vous ferais la surprise.

 

Afreepress : Combien de membres avez-vous actuellement ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : On est nombreuse. Chaque jour il y a des femmes qui veulent adhérer à la Convention des Femmes pour UNIR parce qu’elles voient le travail que nous abattons et elles veulent venir. La Convention des Femmes pour UNIR ne reçoit de fonds de nulle part. Ce sont des femmes qui se retrouvent au jour le jour et mettent ensemble leurs petits moyens pour ce travail.

 

Afreepress : Et vos perspectives, quelles sont-elles

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Pour cette année, vous savez que nous avons un problème de choléra. Nous allons nous attacher à combattre ce mal. Nous avons diverses activités qui sont prévues et nous allons aussi apporter notre soutien aux diverses associations qui travaillent en matière de santé pour pouvoir aider la femme togolaise qui n’a pas accès à des soins de santé adéquats d’être soignée même si elle n’a pas les moyens pour cela.

 

Afreepress : Beaucoup de Togolais se demandent si aux prochaines élections présidentielles Faure Gnassingbé, le président de votre parti et Président de la République sera candidat ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Je ne peux pas répondre à cette question, c’est lui seul qui peut y répondre. Mais nous les femmes de la Convention nous sommes derrière lui pour le soutenir s’il est candidat, nous serons là. Mais nous lui demanderons d’être candidat.

 

Afreepress : Comment appréciez-vous les résultats des dernières élections législatives surtout quand on sait qu’UNIR a mobilisé beaucoup de femmes derrière elle pour ces élections ?

 

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Nous sommes là pour ça. Nous sommes là pour le parti et son leader. C’est lui qui a voulu que nous naissions et on ne peut que se féliciter du travail de poids que la Convention des Femmes pour UNIR a eu à abattre lors de ces élections et je ne peux que féliciter nos femmes de la Convention pour UNIR qui ont travaillé sur l’ensemble du territoire pour que nos candidats puissent gagner ces élections.

 

Afreepress : Et pourtant il n’y a pas eu assez de femmes élues députés dans les rangs du parti UNIR.

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Lawson de Souza Kayi Raymonde : En fait la politique de parité ce n’est pas seulement à l’Assemblée nationale qu’il faut l’avoir, c’est dans tous les secteurs de travail au Togo. Nous ne sommes qu’au début et on ne peut pas du coup avoir 50 % de femmes à l’Assemblée nationale. Tout commence petit à petit et puis il y a des femmes qui ont été promues dans plusieurs autres domaines.

 

Afreepress : Est-ce que selon vous, 14 sur 91 est suffisant ?

Lawson de Souza Kayi Raymonde : Non, ce n’est pas suffisant, mais c’est un progrès. Je pense qu’à la prochaine législature il y aura un peu plus. Faisons un pas l’un après l’autre.

Propos recueillis par Olivier A.

 
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