MMLK : Pays francophones et les restrictions aux libertés de manifestations et d’associations

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                                                                                   Lomé, le 13 Novembre 2018
 
 

                                                          Madame la Secrétaire Générale de la Francophonie
                                                         Paris – FRANCE 
 
Objet:   Restrictions de l’espace civique relatives
         Aux droits de libertés de manifestations et
         D’associations dans les pays francophones d’Afrique.
 
Madame la Secrétaire Générale
 
Nous avons l’honneur de venir très respectivement vous faire part de nos vives préoccupations relatives aux restrictions des droits aux libertés de réunions ,de manifestations et d’associations dans les pays francophones d’Afrique dont les conséquences tragiques sont des milliers de morts , de blessés et d’arrestations.
En effet, le droit aux libertés de manifestations et d’associations est  reconnu comme des droits humains, civils et politiques. Ils sont garantis et protégés par :
*   la Déclaration Universelle des Droits de l’homme adoptée à Paris le 10 décembre 1948, dans son article 20 (1. Toute personne a droit à la liberté de réunions et d’associations pacifiques .2. Nul ne point être contraint de faire partie d’une association)
*  la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptés en 1981 à Nairobi, dans son article 10
* les conventions internationales des droits civils et politiques
* les constitutions nationales (cas du Togo par exemple avec l’article 30 confirmé par la loi du 16 mai 2011)
* les directives sur la liberté d’associations et de réunions en Afrique, adoptée en 2017 à Niamey.
Malheureusement, tout est foulé aux pieds avec des restrictions qui violent les droits des peuples.
C’est face à ce constat, que du 4 au 6 Novembre 2018, s’est tenue à Mombasa au Kenya , une consultation africaine de la société civile organisée par la plate- forme  InformAction basée à Nairobi avec le soutien multiforme de OPEN SOCIETY JUSTICE INITIATIVE.
Au cours de cette rencontre à laquelle ont pris part deux pays francophones notamment la RDC et le Togo représenté par le Mouvement Martin Luther King , il a été reconnu unanimement par  la soixantaine de participants que les pays de  l’Afrique francophone  excellent  tristement dans les restrictions de l’espace citoyen excepté quelques-uns.
 
 
Ces restrictions traduites en des interdictions fallacieuses et non motivées des activités de la société civile et des partis politiques, se soldent souvent par des milliers de morts, de blessés et d’arrestations dont la plupart finissent leur course dans les maisons d’arrêts. Dans ces circonstances, la rencontre de Mombasa ,a estimé que  les forces de défense et de sécurité de même que les instances judiciaires souvent aux bottes des dirigeants ,sont souvent responsables des  issues tragiques ,dramatiques et meurtrières en Afrique .
De manière générale, la consultation de Mombasa, a distingué 3 types de régimes dont la plupart restent en dessous de la moyenne :

  1. Les pays de jeune démocratie où la situation est acceptable et encourageante
  2. Les pays en transition démocratique où la situation est moyenne nécessitant encore beaucoup d’efforts.
  3. Les pays aux régimes autocratiques et despotiques avec une  démocratie de façade et de répressions sanglantes.

 
Madame la Secrétaire Générale,
 
La situation non reluisante qui précède, n’est ni conforme ni compatible aux résolutions et aux engagements de votre institution  qu’est  la Francophonie dont les principes fondamentaux sont la démocratie, l’État de droit et le respect des droits humains.
Vous conviendrez avec nous, que le chemin est encore long pour atteindre la francophonie des peuples dans un espace citoyen protégé et garanti par les lois républicaines. En revanche, votre nomination à la tête de la francophonie que le Mouvement Martin Luther a soutenu, pourrait renverser la tendance en décrispant la situation intenable des droits de l’homme en Afrique Francophone dont votre pays, le Rwanda.
Le Mouvement Martin Luther King espère que désormais les droits des peuples à leurs libertés ne seront plus négociables avec leurs dirigeants. C’est ce que des millions d’habitants de l’espace francophone attendent de votre mandat à la tête de la francophonie dont la coopération des pays membres est indispensable.
 
Madame la Secrétaire Générale
Le Mouvement Martin Luther King vous prie très humblement de faire libérer l’espace citoyen avec la garantie des droits aux libertés des peuples dans les pays les pays francophones !
Le MMLK espère que votre institution va adhérer à notre campagne dans les pays francophones
 » Plus jamais de morts, plus de blessés et plus de prisonniers dans l’exercice des droits des peuples  »
 
Le président,
 
 
 
 
Pasteur Edoh k.KOMI
 

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