Ligue des champions: Marseille au bord de l’implosion?

FOOTBALL – Après une nouvelle défaite contre le Bayern et l’élimination en quart de finale, les Marseillais accusent le coup…
Ce sont des mines défaites, sonnées par ce que beaucoup appellent une «leçon de football» qui défilent dans les couloirs bondés de l’Allianz Arena. Corrigés par un Bayern Munich boxant dans une toute autre catégorie, les joueurs de l’OM affichent la déception de ceux qui pensaient réellement être en mesure de jouer un coup. Ou réussir un miracle, vue la différence de niveau entre les deux équipes. Ce qui ne va pas? «Tout. L’état d’esprit, l’attitude l’envie. Pfff… On n’y est pas, on n’y est pas…» peste Nicolas NKoulou qui ressent un sentiment de honte au sortir de ce match.
Au final, cette neuvième défaite en dix rencontres pourrait faire très mal à un groupe qui semble s’effilocher à mesure qu’il sombre dans la dépression. Déjà lâchés par une grande partie du public olympien, les Marseillais ont peut-être perdu le sentiment de solidarité qui pouvait les sauver. Tout le monde se sent-il encore concerné dans le vestiaire? A cette question, Rod Fanni ne répond pas par l’affirmative. «Il faut demander à chacun…», lâche le défenseur olympien, bien embarrassé. Pour mettre fin à cette spirale, il n’y a plus beaucoup de solutions. «Ça passe par un travail sur nous même pour régler ce qui ne va pas. Peut-être qu’on doit revoir les matchs entre nous.»
Pas forcément solidaires
La thérapie de groupe, Steve Mandanda n’y croit pas vraiment. Le capitaine marseillais n’a pas peur de parler d’un collectif «pas forcément solidaire, oui. La fin de saison sera difficile.» Dans ce cadre, le match de dimanche face au leader parisien pourrait être celui de l’implosion. «On verra comment ça va se passer, mais cette fin de saison est inquiétante», souffle encore Mandanda, le regard fuyant. Pour une partie du Vélodrome, le responsable du marasme ambiant se nomme Didier Deschamps. Après une élimination qu’il juge logique, le coach olympien a encore entrecoupé chacune de ses phrases de soupirs et signes d’agacements. DD vit bien la période la plus délicate depuis son arrivée à Marseille et commence à avoir du mal à relativiser. Preuve que la casquette de pompier devient de plus en plus difficile à porter.
Romain Scotto, à Munich
20minutes.fr