Les avocats de DSK affirment avoir des preuves qui discréditent la plaignante

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn affirment détenir des informations pouvant « mettre gravement en doute la crédibilité » de la femme de chambre guinéenne qui accuse l’ancien directeur général du FMI d’agression sexuelle et de tentative de viol. Dans une lettre adressée au procureur de Manhattan, Mes William Taylor et Ben Brafman se plaignent de fuites émanant de la police de New York sur l’affaire auprès des médias et disent redouter que leur client ne puisse jouir de son droit à un procès équitable.
Installé depuis mercredi 25 mai au soir dans une maison luxueuse de 600 mètres carrés situé dans le sud de Manhattan, DSK prépare avec ses avocats l’audience du 6 juin, où il va annoncer s’il plaide coupable ou non coupable d’agression sexuelle et tentative de viol. Dans cet appartement, l’ancien patron du FMI peut recevoir la visite de quatre personnes à la fois, outre sa famille. Il peut sortir sous escorte pour se rendre au tribunal, aux cabinets de ses avocats ou à des offices religieux.

Si on lui a apporté la presse de jeudi, il aura pu lire les tabloïds new-yorkais, qui le surnomment « the Perv », abréviation usuelle de « pervers ». « La prison à 14 millions de dollars du Perv », titre ainsi le New York Daily News qui publie une photo d’une chambre à coucher tout en cuir et daim, décorée dans des camaïeux de beige et brun.
LE FMI PRÊT À « COOPÉRER ENTIÈREMENT »
Deux policiers étaient postés jeudi devant la porte d’entrée de cette « townhouse », une maison individuelle qui compte quatre chambres, une douche à jets multiples, un jacuzzi, une salle de cinéma, des équipements de sport et une terrasse, selon un site immobilier. D’après ce site, la maison, complètement équipée et rénovée récemment par un architecte de renom, a été récemment proposée à la vente pour près de 14 millions de dollars. D’après la presse new-yorkaise, le loyer payé par les Strauss-Kahn serait de 50 000 dollars mensuels.
Le Fonds monétaire international a annoncé jeudi qu’il comptait coopérer à l’enquête judiciaire. « Nous chercherons à coopérer entièrement et à nous comporter comme de bons citoyens tout en respectant les droits de nos salariés », a affirmé lors d’un point de presse à Washington la directrice des relations extérieures du FMI, Caroline Atkinson.
A la question de savoir si des fonctionnaires du FMI avaient été contactés par des enquêteurs de New York, la porte-parole a répondu qu’elle ne le savait pas. Mme Atkinson a, par ailleurs, indiqué qu’aucun responsable du FMI, comme son directeur juridique, n’avait rencontré M. Strauss-Kahn depuis son arrestation à New York, le 14 mai.

« UN PERSONNEL EXPÉRIMENTÉ, CONSCIENCIEUX ET DÉVOUÉ » AU FMI
« L’ancien directeur général est impliqué dans une procédure judiciaire. Et je ne veux pas faire de commentaires là-dessus, je ne pense pas que cela soit adéquat », a poursuivi la porte-parole. En revanche, a-t-elle ajouté, il est « tout à fait adéquat » de « discuter de la façon dont se porte le FMI », et de réfléchir à la façon de « poursuivre le rôle important [qu’il a] pour [ses] Etats membres ».
Mme Atkinson a insisté pour dire que cette passation de pouvoirs dans des conditions imprévues n’avait pas perturbé le travail du FMI. « Je pense que, pour le FMI, l’essentiel est que nous avons, et je pense que nous l’avons prouvé la semaine dernière, un personnel expérimenté, consciencieux et dévoué, pour poursuivre nos activités importantes de soutien de nos Etats membres », a-t-elle estimé.
source: lemonde.fr
 

Visite de l’hôtel particulier de DSK à Manhattan


 
 

Les avocats de DSK contre-attaquent