Nathaniel Olympio : « je suis sceptique »

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Les rues de Lomé et de l’intérieur du pays ont encore tremblé ce samedi. A l’appel de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, les Togolais, sortis nombreux, ont battu le pavé pour réclamer le retour à la Constitution de 1992, en attendant le dialogue qui s’ouvre le 15 février prochain.
Au Parti des Togolais, formation politique membre de la coalition des 14, on doute déjà de l’aboutissement heureux de ce dialogue politique pour lequel les protagonistes de cette crise sociopolitique qui a ralenti toutes les activités dans le pays depuis plus de cinq (5) mois.
« Quand on entend les propos tenus un ministre et quand on suit les postures que prennent les membres du gouvernement, on se demande si le régime veut donner au peuple togolais ce qu’il attend, c’est-à-dire le retour à la Constitution de 1992 qui doit conduire à une alternance à la tête de l’Etat. Je ne suis pas certain que ce dialogue va être le lieu où le peuple togolais va avoir gain de cause de manière pacifique », a confié dans les rues Nathaniel Olympio à la presse.
Pour le grand-frère d’Alberto Olympio, il n’est pas question que quelque communiqué ou texte que ce soit, décide de mettre en veilleuse des dispositions constitutionnelles. « Personne ne peut demander au peuple togolais de ne pas manifester. Il est indispensable que la liberté de manifestation soit maintenue et le seul instrument pour les Togolais aujourd’hui, ce sont les manifestations publiques pacifiques. Nous allons les maintenir autant que nécessaire », pense-t-il.
Il a aussi abordé le sujet sur les mesures d’apaisement tant chères à la coalition des 14 partis politiques mais qu’elle n’a obtenues qu’à moitié. « Nous avons toujours dit que les mesures d’apaisement sont le rétablissement de certains citoyens dans leurs droits. Ce ne sont pas des mesures de négociation. Si nous devions négocier, on irait demander au régime d’arrêter son processus électoral en cours », a-t-il précisé.
Tout en espérant que la centaine de personnes encore en détention recouvriront leur liberté en début de ce dialogue politique, le président par intérim du Parti des Togolais ne cache pas son scepticisme quant à l’aboutissement de tout.
source : Global actu

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