Pascal Bodjona : « rien ne peut réparer le tort qui m’a été causé »


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L’affaire d’escroquerie internationale est revenue au goût du jour vendredi sur la radio Victoire FM avec l’intervention de l’ancien ministre Pascal Bodjona pour répondre au procureur général près la cour d’appel de Lomé, Gnambi Kodjo Garba, invité du journal.

M. Bodjona a intervenu pour rappeler au procureur général que « rien » ne peut réparer le tort  qui lui a été causé dans cette affaire, allusion faite aux mois passés à la gendarmerie nationale lors de son inculpation sur la base d’une seconde plainte déposée par l’Emirati Abass Al Youssef alors qu’il était cité comme témoin sous serment sur la base d’une première plainte.

« C’est exagéré, avec tout le respect que je vous dois de parler de ces deux procédures en essayant de faire croire que ce que j’ai eu à subir ne pouvait être mis qu’entre perte et profit. Rien ne peut réparer le tort qui m’a été causé. Je suis à la disposition de la justice, mais de grâce qu’on ne vienne pas nous dire qu’on annule une procédure entièrement parce qu’il y a deux procédures. Je vous renvoie à l’article 88 alinéas 2 du code de procédure pénale qui a éteint cette action ».

L’ancien ministre n’a pas du tout apprécié d’entendre le procureur général dire que la cour suprême a annulé la procédure qui l’a conduit à la détention parce qu’il existait deux procédures.

« Dire sur les antennes que la chambre d’accusation a annulé la procédure par laquelle j’ai été détenu, parce qu’il y avait seulement deux procédures, pas parce qu’elle trouvait des violations substantielles des règles de compétence et de procédure, me paraît inexact et je me devais de rétablir la vérité », a expliqué M. Bodjona.

« Sauf si j’ai fait un lapsus », a déclaré le procureur général, « je n’ai pas dit que c’est parce qu’il y a deux procédures qu’on a annulé une. Je n’ai pas aussi dit qu’il n’a pas de droit. J’ai dit qu’on attend la fin de la procédure pour établir les résultats ».

Passé de témoin sous serment au statut d’inculpé, Pascal Akoussoulèlou Bodjona bénéficie aujourd’hui d’une liberté sur la base du dernier arrêt rendu par la cour suprême pour annuler la deuxième procédure qui a conduit l’ancien ministre de l’administration, de la décentralisation et des collectivités locales dans les geôles de la gendarmerie nationale.

Il faut cependant rappeler qu’une autre procédure a été ouverte par le 4ème cabinet du procureur de la République près le tribunal de Lomé, procédure qui a conduit à une autre inculpation de M. Bodjona alors que la cour suprême n’avait pas encore prononcée l’annulation suscitée.

Les conseils de Bodjona ont saisi la cour suprême pour se prononcer sur cette nouvelle procédure.

Telli K.

 
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