Pascal Bodjona : « Je suis loin de prendre ma retraite politique à 48 ans »

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L’annonce samedi par les réseaux sociaux de la tenue lundi de la conférence de presse de Pascal Bodjona a déchaîné la quasi-totalité de la presse togolaise. Et elle a été amplement servie.
 
La salle de cent places qui avait été réservée au deuxième étage de l’hôtel Eda Oba pour contenir cette conférence de presse s’est révélée particulièrement exiguë. Sur champ une autre salle de plus de 300 places a été aménagée, au final elle aussi était comble à craquer.
 
Ces réaménagements ont coûté une heure de retard avant le démarrage effectif de cette conférence de presse de Pascal Bodjona et de ses conseils.
 
En réalité, l’objet de cette rencontre entre le redoutable homme politique et la presse était de faire le point sur la situation de son dossier judiciaire et des nouvelles initiatives que lui est ses conseils entendent prendre désormais pour se faire entendre au plan international.
 
Et sur ce plan justement, Le bâtonnier Dovi Ahlonkon a pris soin, dans une émouvante et pédagogique présentation, de décrire point par point, les incroyables et démentielles absurdités, incongruités et légèretés qui parsèment le dossier du ministre Bodjona.
 
C’est donc face à tous ces actes malsains et délirants que Pascal Bodjona a révélé avoir instruit ses avocats de faire toutes les diligences nécessaires pour saisir la cour de justice de la CEDEAO pour violation de ses droits fondamentaux.
 
Il a aussi dit clairement qu’il portait plainte contre deux magistrats véreux au Togo pour leur forfaiture qui lui a causé autant de torts et de préjudices.
 
Mais ce n’est pas. La dimension politique de l’homme de Kouméa ne pouvait manqué d’avoir toute sa place à cette rencontre quasi historique entre lui et les hommes de la presse.
 
Que va faire Pascal Bodjona sur le plan politique ? Les affres qu’il subit injustement aujourd’hui ont-elles fini par éteindre la rage politique que l’on lui connait ? En veut-il à ses détracteurs ?
 
Rien de tout ça. Pascal Bodjona est tout simplement resté égal à lui-même. « A 48 ans, je n’ai pas de rides, je n’ai pas une tête blanche et Dieu merci je jouis d’une excellente santé, je suis donc loin de prendre de ci-tôt ma retraite politique » a déclaré le redoutable homme politique qui a déchaîné un tonnerre d’applaudissements dans la salle.
 
Mais ce n’est pas tout. Akoussoulèlou Bodjona ira plus loin pour dire qu’il ne nourrit aucune animosité à l’égard du Président Faure encore moins à l’égard des pantins qui ont cru utile d’entrer en cabale politique contre lui.
 
Pour lui, l’action politique de l’homme ne peut se soustraire de la dignité, cette valeur morale qu’incarnent tous les grands hommes de ce monde.
 
« J’entends poursuivre mon action politique dans la dignité » a lancé l’homme de Kouméa. Et en le disant de la sorte, il touche du doigt ce qui manque le plus aux dirigeants actuels de ce pays : La dignité.
 
Aucun être censé, réellement censé et épris des valeurs morales sures ne peut manquer d’agir avec dignité et un sens aiguë de responsabilité. Et que dire d’un dirigeant qui manque de la dignité ?
 
Tout compte fait le ton du retour en politique de Pascal Bodjona a été amplement donné lundi à l’hôtel Eda Oba. Et il appartiendra au peuple togolais de le juger aux actes. Mais avant, il a pris soin de présenter à ce peuple toutes ses excuses pour les torts éventuels que son action politique passée a pu lui causer.
 
togoinfos
 

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