Politique : Le CST dénonce l’utilisation de l’armée à des fins politiques tout en exigeant la libération d’Olivier Amah Poko

CST_Togo

La remise en liberté de l’ancien commandant de gendarmerie qui a servi au sein du Service de Recherches et d’Investigations (SRI) Olivier Amah Poko est une exigence non négociable pour le Collectif « Sauvons le Togo ». Cette exigence a été réitérée par ce collectif mardi au cours d’une conférence de presse tenue à Lomé et destinée à informer l’opinion nationale et internationale sur la « crise » politique qui, selon elle, prévaut dans le pays. « Le Collectif Sauvons le Togo exige la libération inconditionnelle et immédiate du Chef d’escadron Olivier Poko Amah et l’annulation de toutes les poursuites engagées à son encontre. Il appelle toutes les organisations de défense des droits de l’Homme ainsi que toutes les personnalités et organisations qui se réclament de la démocratie tant au Togo que dans le monde entier, à œuvrer pour la relaxe de ce nouveau détenu politique », indique le collectif dans une déclaration liminaire lue pour la circonstance par Abass Kaboua du MRC.

« L’Armée au service d’une personne »

De sources informées, indique le CST dans sa déclaration liminaire, les « forces de sécurités déployées pour la répression policière des 22, 23 et 25 mai sont en majorité composées d’une part, de militaires habillés en tenue de gendarme et d’autre part, d’éléments de l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie (USIG) habillés en civile et tenant des machettes et des gourdins cloutés », en violation, disent ces opposants, des « règles et principes du maintien d’ordre qui exigent entre autres, que les gens soient tous habillés en tenue ».

Autre fait marquant dont le CST a tenu à en parler, ce sont des « mouvements de troupes », constatés selon lui, du « camp Landja vers ceux de Lomé » et surtout la « mobilisation de militaires, gendarmes et policiers récemment admis à la retraite et habitant Lomé et ses environs ». Ces derniers, soutiennent Me Zeus Ajavon et ses camarades de lutte, ont été « appelés dans un CEG à Agoè le week-end dernier pour être informés qu’il leur sera fait appel à tout moment, puis ils ont été répartis en zones pour les besoins de ralliement », croient savoir les associations et partis composant le CST.

Ces derniers, au lors de cette sortie médiatique n’ont pas hésité à lancer un appel à l’endroit des Forces armées togolaises afin de ne pas « s’ingérer dans le maintien de l’ordre public » au Togo qui relève, selon eux, de la police et subsidiairement de la gendarmerie, à « cesser tout appui à une personnalité politique ou à un parti politique » et surtout à s’en tenir au respect de l’article 147 de la Constitution togolaise qui dispose que les « Forces armées togolaises sont une armée nationale, républicaine et apolitique. Elles sont entièrement soumises à l’autorité politique constitutionnelle et régulièrement établie ».

Pour finir, le CST dit vouloir interpeller le « haut commandement des Forces armées togolaises, afin que ce dernier œuvre auprès du Chef de l’État pour la tenue « sans délai d’un dialogue structuré, franc et sincère afin de sortir le Togo de la crise dans laquelle le pays s’enfonce » en raison, fait-il savoir, de la « recrudescence de la tension sociale » dans le pays.
Le Togo organise des élections législatives et locales avant la fin de cette année. Une partie de l’opposition regroupée au sein du CST et de la Coalition Arc-en-ciel exige du gouvernement avant la tenue de ces échéances, l’organisation d’un dialogue. Ces formations de l’opposition entreprennent depuis plusieurs mois des manifestations de rue afin d’imposer cette vision aux autorités togolaises.

Telli K.

afreepress


 


Libération inconditionnelle et immédiate d’Olivier AMAH et des détenus arbitraires [28/05/2013]
 
DÉCLARATION LIMINAIRE
Le Collectif « Sauvons le Togo » s’indigne de cette arrestation sans objet qui incrimine des propos qui ne peuvent constituer ni un crime, ni un délit, car simplement destinés à proposer une solution idoine à la profonde crise dans laquelle ne cesse de s’enfoncer le Togo.
C’est pourquoi il exige la libération inconditionnelle et immédiate du Chef d’escadron Olivier Poko AMAH et l’annulation de toutes les poursuites engagées contre lui.
Le Collectif « Sauvons le Togo » appelle toutes les organisations de défense des droits de l’Homme ainsi que toutes les personnalités et organisations qui se réclament de la démocratie tant au Togo que dans le monde entier à s’adresser dans ce sens aux autorités togolaises.

 
 

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