Le prix du baril de pétrole en dessous de 30 $: Une nouvelle baisse à la pompe s’impose !


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Le prix du baril à l’international ne cesse de chuter. Depuis le 12 janvier dernier, le cours du baril est sous la barre des 31 dollars, son plus bas niveau depuis 2003, soit 12 ans. Au Togo, conformément à la politique de vérité des prix en vigueur, les prix du carburant à la pompe sont, malgré tout, encore loin de la réalité. A quelle fin ?
 
On ne le dira jamais assez, les prix des produits pétroliers au Togo sont l’un des plus chers de la sous-région. Malgré quelques légères baisses décidées ces derniers mois par le gouvernement, ces prix demeurent toujours difficiles à supporter pour le consommateur togolais du fait de leur caractère arbitraire. Toutefois, le baril continue, lui, de connaître sa chute historique entamée depuis juillet 2015. A ce jour, le baril est revenu en deçà des 31 dollars. Logiquement les prix à la pompe devraient suivre implicitement la tendance sur les marchés nationaux. Malheureusement, si d’autres pays de la sous -région se conforment au réajustement automatique des prix à la pompe à chaque baisse du baril, il n’en est toujours pas le cas au Togo.
 
Peut mieux faire…
 
Sur décision du Conseil des ministres tenu le 24 décembre dernier, les prix des produits pétroliers ont connu une légère baisse au Togo. Ainsi, à compter du 25 décembre dernier, l’Essence Super Plomb est vendue à 520 F CFA, soit une baisse de 72 F CFA. Le pétrole lampant lui, est revenu à 475 F CFA au lieu de 592 F CFA, soit une baisse de 39 F CFA. Quant au Gazoil, il est désormais descendu à 565 FCFA au lieu de 638 F CFA, soit une baisse de 73 C FA.
 
En somme une légère baisse qui, somme toute, mérite néanmoins d’être saluée. Surtout étant le fruit de plusieurs appels lancés autant par les médias que par les associations et organisations des consommateurs.
Mais alors, une diminution à quel prix ? S’interrogent nombre d’observateurs. En effet, toute analyse faite de la situation, une nouvelle baisse devrait s’imposer d’elle-même. Ceci, conformément à la vérité des prix tant promise par le gouvernement. Mais tout semble dire que « l’arbitraire gouvernemental » se poursuit de plus bel au Togo tandis que les voisins de la sous-région ne comme. Ainsi, la Cote d’Ivoire, le Bénin, le Ghana ou encore le Burkina Faso n’ont aucun mal à se conformer à la réalité. le dernier qui a donné l’exemple , il y a moins d’une semaine c’est le Sénégal .
 
Togo, l’exception !
 
A ce jour, les prix à la pompe, tels que pratiqués au Togo, sont encore loin de répondre à cette exigence. Malheureusement, hormis la presse, ni les organisations de la société civile, ni les associations de consommateurs n’ont su lever le doigt pour dénoncer cette situation. Ce qui reflète, encore une fois, la passivité de nos organisations de veille, le plus souvent nonchalantes et amorphes devant certaines situations.
 
Et comme l’on pouvait s’y attendre, une telle incapacité de ces organisations à défendre la cause des populations déroule royalement le tapis rouge au gouvernement qui continue, de plus bel, son « business ». Ces organisations et associations de la société civile sont paradoxalement plus visibles sur le terrain politique où l’on les attend le moins. Peut-être que l’initiative de la journée nationale de la société civile lancée dernièrement par trois faitières de la société civile au Togo permettra aux acteurs de mieux définir leurs véritables rôle et missions.
 
Mandat social, vous avez dit ?
 
Pour autant, l’on ne saurait rester insensible au manque de volonté politique du gouvernement togolais qui, n’a pu démontrer à suffisance qu’il est vraiment soucieux du quotidien du togolais. Pourtant, le Chef de l’Etat dit placer son troisième mandat sous le signe du social. Une volonté déclarée qui, normalement, devrait redonner le pouvoir d’achat au citoyen pour ainsi faire de lui, le véritable moteur de développement du pays. Malheureusement, les discours ne semblent pas être en phase avec les actes.
Pour preuve depuis la baisse du 24 décembre dernier, la presse n’a de cesse réclamé l’alignement des prix de transports, des produits de première nécessité et autres prix inhérents sur les nouveaux prix à la pompe. Mais que nenni !
 
Le prix du baril ayant passé de 35 à 28$ de décembre 2015 à ce jour, soit une chute de 20%, la vraie vérité des prix voudrait que le prix actuel à la pompe soit à 416 francs contre 520 francs trainés depuis décembre 2015. Et ceci c’est sous réserve d’ailleurs de tous les faux frais que portent déjà en son sein les 520 francs sur la tête du consommateur.
 
FRATERNITE N°189 du 20 Janvier 2015
 

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